‹ Chrétiens illustres au XIXe siècleChapitre 44 sur 44 · EUR ROSALIE -'< » I · texte numérisé non relu

EUR ROSALIE -'< » I

ta ires, Aussi, par une décision du Conseil municipal de Pari . ces chères Sœurs on! été expulsée de l'école de la rue de l'Épée-de Bois et remplacées par des institut! ic laïqu

aussitôt, un grand journal de Paria I a ouvert une cription pour élever une école libre à la place de celle d 3 Rosalie, usurpée par l'impiété des conseillers municipaui fermée à la religion el à la charité.

80,000 francs étaient nécessaires : en quelques jours, plus de 100,000 étaient souscrits, el quelques semaines plus lard, la nouvelle école était ouverte, l'outrage à Sœur Rosalie étail réparé.

Laissons au Figaro le soin de raconter le fait.

« A huit heures du matin, dit un des rédacteurs, nous étions rue Geofifroy-Saint-Hilaire. A quatre minutes de la rue de PÊpée-de-Bois, une porte cochère, n° 32, surmontée de cette inscription : Ecole primaire de filles, donne accès dans une avenue.

» Quand vous avez fait trente pas, vous entrez dans un va quadrilatère ouvert à plein ciel, tout rempli d'air et de soleil, et vous voyez se dresser un long bâtiment percé de seize grandes fenêtres. Une croix en fer domine l'édifice, et sur la bande qui sépare les deux étages, on lit en fortes majuscules ces trois mots : École Sœur-Rosalie.

» C'est là qu'aujourd'hui nous eussions voulu voir réunis tous les souscripteurs dont le merveilleux élan a rendu possible la reconstitution immédiate de l'établissement scolaire de la rue de l'Épée-de-Bois; c'est là que nous les convions, et que, dès à présent, nous pouvons leur dire : Voyez ce que vous avez fait!

» Aussi bien, il valait la peine d'avoir fait de bonne heure le voyage du faubourg Saint-Marceau. A huit heures et demie, la vaste cour était encombrée de parents, hommes et femmes, tenant d'un air triomphant leurs fillettes par la main, et entou-

(1) Le Fiijaro.

rant dix ou douze Sœurs qui, dans cet amical tumulte, ne savaient à qui répondre.

» — C'est nous, ma Sœur, c'est nous! entendait-on de tous côtés; les voici vos enfants J

» — Nous vous l'avions bien dit, criait une brave femme du Marché des Patriarches, que la souscription marcherait et que nous vous aurions une école. Mais savéz-vous que c'est un château, ce qu'on vous a trouvé là?

» — Dites donc, ma Sœur, interrompait une autre, j'avais mis ma fille le 1er septembre à l'école d'où ils vous ont chassées, à l'école laïque, en vous attendant, histoire de ne pas laisser traîner la gamine dans les rues. Sont-//s pas venus, il y a douze jours, dévisser les crucifix et desceller les bénitiers ! Mais nous ne voulons pas d'une école où l'on ne fait pas le signe de la croix ; merci ! dirait-on pas qu'on va éduquer nos filles comme des chiens savants!

» L'école reconstituée comptait, dès le premier jour, quatre cent vingt élèves. Une quarantaine que les parents, ne pouvant les garder au logis, avaient envoyées, fort à contre cœur, depuis le 1er septembre, à l'école municipale, étaient accourues, ce matin même , reprendre leurs places chez les Sœurs ; d'autres sont attendues lundi prochain : en quelques jours, nos bonnes Sœurs auront plus de six cents élèves. Le succès est le même pour la salle d'asile nouvelle, installée dans la même maison. Qu'on prétende encore que le Conseil muncipal en laïcisant ne consulte que le vœu manifeste des parents !

» La gratuité des classes est assurée à Y École Sœur- Rosalie, comme elle l'est dans les écoles de la ville. Les Sœurs de l'école réorganisée conservent l'excellente habitude que Sœur Rosalie avait introduite dans les établissements scolaires : elles servent à midi une soupe bien chaude à celles des fillettes que l'éloignement contraint de rester entre les deux classes.

» De plus, chaque soir après l'étude, les enfants sont classées par groupe dans la cour, selon les rues où se trouve la

demeure des parents, el chacun de ce rou| L i econduit par une Sœur, laquelle au fur el à me ai e, à la i and faction des mères qui n'ont qu'à ouvrir leurs bi il dimi-

nuer sa petite troupe. Ainsi se trouvi né, par chacune des pieuses institutrices, le gracieux chapelel de3 fillettes, et i là, chaque jour, pour les parents, une pr< ion

d'échanger un mol avec les maiti

» Voilà en toute simplicité le résultai des efforts communs. Les souscripteurs jugeront que nous n'avons pas trompé leur confiance. L'odieux défi a été relevé; la pensée chrétienne triomphe, el la Sœur Rosalie est vengée. »

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Barbey d'Ain v\ ill\ , littéi ateur, critique .

Bosco (Dom ), apôtre de la charité

Bouchel ( Louis), inventeur ....

Brizeux (Auguste), poète .....

Cabane! (Alexandre), peintre d'histoire, de L'Académie

Caro (Elme Marie), philosophe, de l'Académie français» el di l'Académie des sciences morales ef politiqi

Delaroche (Paul), peintre d'histoire, de L'InstituI

Doré (Gustave), artiste dessinateur, peintre

Féval (Paul), littérateur, romancier

Franchi (Antonio), philosophe ....

Fromentin (Eugène), peintre, de l'Académie des Beaux-Arts

Fullerton (Lady), littérateur. ....

Gaillard, artiste peintre, graveur, prix de Home

Guérin (Victor), savant, littérateur

Jainin (Jules), physicien, secrétaire de L'Académie des sciences

Karr (Alphonse), littérateur, publiciste .

Mas (Alphonse), naturaliste ....

Millet, artiste peintre .....

Milne-Edwards, naturaliste, de L'Institut, de l'Académie de Médecine .......

Ricord, chirurgien de l'Académie de Médecine.

Rosalie (Sœur), Religieuse de la charité.

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