CE U R ROSALIE
belle me traiter en auxiliaire de jod ■.■uni mini 1ère, j'allais presque dire en conseiller de se bonnes œui i
La sainte Sœur Rosalie fai ail davantage encore pour disciples de l'école de charité : elle leur i riait l'< de cette charité, mais surtoul elle savail leur en révéler l'esprit en les envoyant à l'école des saints, s'efforçanl ainsi de les mettre on présence de la plus haute sainteté anie à la plus grande charité : ce qu'elle lit notamment pour Vrmand de Melun, en lui recommandant de lire et de méditer la Vis de saint Vincent de Paul.
Dans l'espace si minime réservé à cette biographie, il est impossible de redire ici toutes les œuvres fondées pour le bien des pauvres, des enfants et du peuple par estte femme remarquable. Elle mourut le 6 lévrier 1856. Mais auparavant, Dieu avait voulu que sa vertu fût éprouvée par une grande affliction,
— J'avais trop de plaisir à voir mes pauvres, répondaitelle à ceux qui la plaignaient.
Elle reçut comme un présent de la bonté de Dieu cette cruelle infirmité, trop heureuse de s'amasser de plus précieux mérites à la fin de sa vie.
Le convoi de celte Fille de la Charité a dit assez le bien qu'elle avait opéré."
« Avoir cette foule immense, écrivait M. de Melun, de tout rang, de tout âge, qui se pressait derrière le corbillard du pauvre, exprimant à la fois son admiration et sa douleur, on se demandait si c'était là un enterrement ou une assomption. Je ne savais, comme naguère aux pieds de notre sainte mère, s'il fallait dire le De profanais ou le Te Dcum.... Le vide fait par cette mort se fera toujours sentir à ceux qui essayent de faire un peu de bien. Chaque jour, lorsqu'on vient me confier une difficulté, je suis obligé de dire :
» — Je vous tirerais d'affaire, je trouverais votre famille, si Sœur Rosalie était encore là.
Quel vide immense produit par cette mort dans le quartier Saint-Marceau!
« Aujourd'hui, quand je traverse ce quartier maintenant transfiguré, où les rues jadis si étroites ont été remplacées prude larges avenues et de magnifiques boulevards, je cherche encore dans l'humble rue de l'Épée-de-Bois la maison de la charité. Il me semble que la bonne Sœur est là encore, qui m'attend et me répète ce qu'elle me disait si souvent : de ne jamais désespérer ni du soulagement, ni du salut de personne. J'entends encore sa voix, j'aperçois sa cornette, je la retrouve au milieu de ses enfants et de ses pauvres, je la suis dans les vieilles rues qui ont survécu aux embellissements du faubourg. Je les ai parcourues en son nom, toutes ces maisons; je les ai visitées pour elle : leur vue renouvelle en moi les joies de ma jeunesse. Puis, j'aime à retrouver, dans ce quartier qui vaut mieux que sa réputation, le souvenir et le culte de celle qui en fut toujours la protection. Les vieillards se la rappellent en bénissant son nom, les mères de famille l'apprennent à leurs enfants; et, il y a quelques mois, je ressentis une douce impression de joie, lorsque, sur le vaste boulevard qui conduit à la gare du chemin de fer d'Orléans, je lus en grosses lettres : Avenue de la Sœur Rosalie. »
En 1880, Paris possédait encore, rue de l'Épée-de-Bois, une école dirigée par les Sœurs de Charité. C'est ià que la Sœur Rosalie, si connue et si aimée de tout le peuple de Paris, avait passé la plus grande partie de sa vie et avait acquis la plus bienfaisante influence par son dévouement à la population si pauvre du faubourg Saint-Marceau. Il semblait donc que la mémoire de cette sainte fille de saint Vincent de Paul et la reconnaissance vivante d'un populeux quartier auraient dû protéger les Sœurs qui, comme elle, travaillaient au soulagement des pauvres et à l'éducation des enfants. Mais ce sont là des considérations qui ne peuvent toucher des cœurs de sec-