‹ Christiane comedie en quatre actes, en proseChapitre 115 sur 128 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

ROBERT

Sa mère! Mais sa mère n’éiait pas riche.

ACHILLE

Elle n’avait rien, seulement le jour de son mariage, — ceci entre nous, n’est-ce pas? — M. Maubray lui a reconnu un million.

ROBERT

Hein!

ACHILLE

Un vrai million, dont ma jolie future a hérité.

ROBERT, bas, & Briac.

Tu savais cela?

Oui.

BRIAC

Et ce bon Maubray est forcé de compter la petite somme à sa hile.

ROBERT

A sa hile?

ACHILLE

C’est assez piquant n’est-ce pas?

ROBERT, arec une douleur contenue.

Oui, monsieur, oui.

ACHILLE

Vous voyez que je peux épouser mademoiselle Maubray. Mais je n’en suis pas moins touché de votre sollicitude à mon égard, — touché jusqu’aux larmes, à ce point qu’un conseil de vous devient pour moi un ordre. Croyez-vous encore qu’il serait plus gentleman de ne pas me battre pour ma hancéo?

BRIAC

Vous hésitez?

ACHILLE

Vous le croyez? — Je n’hésite plus, je désavouerai le sous-préfet.

BRIAC

A la bonne heure!

ACHILLE

On lui donnera de l’avancement. (ii salue gravement et sort.)

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