‹ Christiane comedie en quatre actes, en proseChapitre 123 sur 128 · Robert, Maubray · texte numérisé non relu

Robert, Maubray

MACBRAY.

On m’a appris que vous me faisiez l’honneur de déposer chez moi une somme importante.

ROBERT

Quoi de plus simple?

MAUBRAY

C’est une preuve de confiance dont je n’abuserai pas ; ma situation est trop menacée en ce moment pour que j’accepte un pareil dépôt. Voici votre mandat.

ROBERT

Vous vous hâtez bien de me le rendre.

MADBRAY, le lui donnant.

Je tenais à vous le remettre moi-même, et j’avais pour venir un autre motif. Je savais que ma fille était ici. Certes mademoiselle de Jublains a une raison au-dessus de son âge; mais elle est bien jeune, et vous me trouveriez imprudent de lui confier Christiane, aujourd’hui surtout.

ROBERT

Aujourd’hui !

MAUBRAY

Vous devez savoir ce qui se passe.

ROBERT

Que voulez-vous dire?

MAUBRAY

Un gentilhomme de vos amis, dont vous me parliez hier, vient de compromettre ma fille, en provoquant son fiancé.

Pardonnez à Henry de s’être trahi ; il adore mademoiselle Christiane.

MAUBRAY

Et l’amour excuse tout ! — C’est peut-être votre morale ; ce n’est pas la nôtre.

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