LA BARONNE, ADRIENNE
La baronne entre par le fond ^rec .Adrienne. Elles sont suivies d’un tat>issier.
LA BARONNE, au valet de chambre qui les introduit.
Prévenez mon cousin que nous arrivons; il nous attend.
LE VALET
M. le comte est absent.
LA BARONNE, étonnée.
Absent !
LE VAL ET
M. le comte est sorti de très-bonne heure ce matin. Il n’est pas encore rentré.
A D R I E N E , riant.
Mon oncle nous Sl oubliées. (Eues redescendent an peu.)
LA BARONNE
Dites plutôt qu’il lui est arrivé un accident.
LE VALET, surpris.
Rien ne peut le faire supposer, madame.
LA BARONNE
C’est égal ; nous ne partirons pas avant de l’avoir vu. Ce cher Robert ! — Adrienne, profitez de ce moment pour mettre en ordre la liste des invités, il faut bien la communiquer à
votre oncle. (Adrienne va à la table et écrit. — Au tapissier.) Qu’ai-jc
encore à vous dire? AhI vous mettrez le salon bleu en rose.
Le bleu ne va pas à ma fille. Et il est convenu que nous aurons un salon grenat. Je l’ai annoncé à cette excellente mademoiselle Boin.
ADRIENNE, toujours assise, souriant.
Ah 1 (Le tapissier sort.)
LA BARONNE
Je ne sais pas pourquoi vous avez toujours le sourire aux lèvres quand je prononce, le nom de mademoiselle Boin. »
ADRItNNE.
Je riais du salon grenat.
LA B ABONNE
Je vous prie de ne jamais oublier que mademoiselle Boin fait notre admiration par sa piété, et qu’elle est présidente ûe notre œuvre.
ADRIENNE
Je ne l’oublie pas.
LA BARONNE
De plus, c’est une amie précieuse. Ainsi, aussitôt que mon cousin m’a écrit qu’il venait passer un congé en France, en me priant de lui arrêter un appartement, j’ai