ACTE PREMIER
selle Boin, laissant passer Christiane avec sa gouvernante. — Ils rentrent dans In galerie dont la porte se referme.)
ROBERT
Klle est ravissante.
LE DOCTEUR, se rapprochant au moment où les dames disparaissent.
C’est mademoiselle Maubray.
ROBERT, faisant un bond.
Maubray! il y a une demoiselle Maubray?
B RI AC, dissimulant mal son trouble.
Oui.
LE DOCTEUR
Qui a dix-sept ans déjà, et dont la mère est morte en lui donnant le jour. — A bientôt, {iison par le fond.)
SCÈNK IX.
ROBERT, BRIAG».
ROBERT, aprùs un moment de silence et arec une profonde émotion.
Pourquoi es-tu l’ami de Maubray? Pourquoi es-tu son associé? Pourquoi es-tu entré dans sa maison? — Pour veiller sur ma fille !
Plus bas! Plus bas!
ROBERT
Tu avais peur de me voir revenir; tum’as caché sa naissance.— Je te pardonne, je ne t’en veux pas.— C’est pourtant bien horrible, ce que tu as fait là. Tu m’as laissé ignorer que j’avais une fille, moi qui croyais avoir tout perdu et qui m’imaginais ne plus tenir à la vie. Tu m’as menti dixsept ans. (vivement.) Tout est oublié. Tu étais près d’elle. Tu