ACTE DEUXIÈME
CHRISTIANE, s’approchant et se plagant en face de lui.
Voilà comme je serai.
BRI AC, vivement.
Oh! non, non, pas comme cela. Vous ressemblez trop à votre mère!
Ma mère se coififait ainsi?
Toujours.
Je n’aurai plus d’autre coiffure.
BRIAC
Je n’en sais pas de plus jolie.
BRIAC
Je vous supplie d’arranger autrement vos cheveu.\, ce soir.
Vous ne voulez pas que je ressemble à ma mère? — Personne ne le remarquera que vous.
BRIAC
Je vous assure qu’une jolie couronne bleu de ciel. . .
CHRISTIANE, l'interrompant.
Non.
BRIAC
. Ou une guirlande cerise. . .
CHRISTIANE, de müme.
Ne parlons plus de cela. Mais, vraiment, vous avez l’air fâché. Je pensais que vous seriez content de me voir joyeuse. Cela n’arrive pas souvent.
Certes, je suis content. ..d’un côté... oui, mais de l’autre...
Vous me dites toujours : Soyez gaie, je veux vous voir gaie. Eh bien, je suis tout à fait gaie aujourd’hui, regardezmoi.
BRI AC
Je l’ai bien vu déjà.
CHRISTIAN E
Alors, déridez votre front. Je vais vous montrer ma robe de bal.
B RI AC
A moi?
CHRISTIANE, IV*ntralnant vers la porte.
Venez vite, pendant que nous sommes seuls. Je tiens à' avoir votre opinion.
BRI AC
Je n’ai pas d’opinion. Je n’en ai jamais eu.
Eh bien, vous prendrez ia mienne, (au moment oi lu arrivent à
la porte de gauche, Haubruf entre par la porte de sou appartement. Christiane s’arrête subitement. ) Ah! mOU père!