ACTE DEUXIÈME
MAüBR AY.
Les revendait.
ACHILLE) riant.
Il appelait cela son opération financière.
MAUB RAY.
Une opération sans excuse.
ACHILLE, de meme.
Oh! elle a l’excuse de toutes les autres : elle a réussi.
M A C B R A Y , Tivement.
Pas tout à fait, car un de vos créanciers, — malhonnête homme, je vous l’accorde, — vous a fait signer une déclaration horriblement compromettante.
ACHILLE, étonné.
Ah! vous savez?... Je m’en suis souvent repenti, et je m’attendais, tous les matins, à recevoir la malédiction de mon père. Il ne m’a jamais parlé de cette petite dette.
MAÜBR AY.
C’est qu’il ne la connaît pas.
ACHILLE
Comment?
M AÜBRAY.
J’ai eu votre déclaration dans les mains. J’ai compris le chagrin que devrait ressentir monsieur votre père, et j’ai désintéressé le créancier.
ACHILLE, stupéfait.
Vous? (II se lève.)
MAÜBRAY.
Bien persuadé que je serais remboursé un jour.
ACHILLE, émerTeillé.
Vous avez fait cela?
HAUBRAY.
N’est-ce pas tout simple?
ACHILLE
Oh! monsieur, oh! {Avec effusion.) Merci, merci.
M A ü B R A Y, se levant.
Vous voyez, monsieur, que j’aurais pu hésiter avant d’accueillir votre demande. Je ne l’ai pas fait. Je ne vous crois ni meilleur, ni pire que tous les jeunes gens de votre temps, et vous avez pour moi cet avantage sur eux, que vous me reconnaîtrez peut-être le droit de vous donner des conseils.
ACHILLE
Je les accepterai toujours avec reconnaissance.
MAUBRAY
Je retiens cette promesse, et je ne doute pas de votre sincérité.
ACHILLE
C’est maintenant, entre nous, à la vie, à la mort, (a pan,
en s'essuyant le front comme un homme qui a éprouvé une vire émotion, pendant que Maubray passe à gaurhe.) 11 est plUS fOrt que moi.