Robert, debout ; Adrienne et la baronne, assises
ADRIF. NNE, souriant.
Ob ! mes inspirations!
LA BARONNE, se levant.
Robert, quand vous ôtes entré, j’étais en extase.
ROBERT, riant.
Tant mieux, ma cousine. (Remontant vers des domestiques en ^ande livrée qui sont dans la galerie.) Vous m’avez bien compris : pendant le souper on renouvellera les fleurs.
LA BARONNE, remontant.
Quel raflSnement!
ROBERT, redescendant.
Rien n’est triste comme un bai fané, (a Adrienne.) Je t’ai ménagé une surprise : nous aurons un excellent orchestre dans le jardin.
ADRIENNE
' Trois orchestres, alors !
ROBERT
Dès qu’on cessera de danser, on entendra dans le lointain du Mozart ou du Mendelssohn. Je ne veux pas qu’après un val.se entraînante bn retombe en sursaut dans l’insipide
‘ ta
bruit des conver.sations. Le vrai charme du bal est de n’entendre que çe qu’on écoute.
^ AblillENNE.
rt r.. * " ' .
.Comme les jolies iSées vous viennent depuis hier! (on
aperçoit Briac errant dans la galerie et paraissant embarrassé d’arriver le premier.)
LA BARONNE
Comment, on arrive déjà ! — (a Adrienne.) Je ne vous ai encore rien dit.
C’est Briac.
LA BARONNE
Peut-on venir au bal à une pareille heure I