‹ Christophe Colomb devant l'histoireChapitre 7 sur 20 · Les sépultures de Christophe Colomb, p · texte numérisé non relu

Les sépultures de Christophe Colomb, p

35. Ce fait est corroboré par la lettre suivante que le prince Massimo vient d'adresser au directeur du Messagero, de Rome :

« Je relève dans votre journal de ce matin que l'explosion qui a eu lieu sous le portique de mon palais a effrayé ma famille, et je tiens a déclarer que ceux qui ont dans les veines le sang des Fabius et de la maison de Savoie ne connaissent ni frayeur ni peur. »

Son Excellence n'a donc jamais essayé de moucher une chandelle avec les doigts? demanderait le grand Frédéric.

36. Quoniam autem il le Columbus vir erat eordatus magnique ingenii et animi, rex et regina Castilix antequam ab ipsis discederet ejus effigiem ab eximio aliquo pictore ad vivum exprimi jusserunt, ut si ab Ula expeditione non rediret aliquod ejus monumentum apud se hab rent. [Collectiones peregrinationum in Indiam orientaient et Indiam oecidentalem, — ou Grands Voyages, de J.-T. de Bry, t. II, cinquième partie, p. 1.)

Dans cette partie, qui porte la date de 1595, de Bry dit aussi (en latin) : « Le IVe livre qui précède venait d'être achevé quand tout récemment j'ai eu la joie de me trouver en possession d'une répétition de ce portrait par l'entremise d'un mien ami qui la tenait du peintre lui-même. A cette fin, j'ai fait graver en petit son œuvre par mon

fils, etc., etc. » De 1467 [minimum) à 1595, cela fait cent vingt-huit ans. Bien que nous ne sachions pas précisément quand le peintre d'Isabelle la Catholique donna, « lui-même, » cette copie à l'ami de Théodore de Bry, la marge entre ces dates est tellement grande, que nous avons ici, à n'en pas douter, un portraitiste qui marchait sur les traces de Mathusalem.

37. Justin Wixsor, Narrative and Critical History of America , Boston, t. II, p. 73.

38. // was painted by Moro and bears the stamp of originality.

[Interocean, n° du 21 août 1892.) Ce tableau est le joyau dune collection de Chicago. Imaginez-vous, lecteur, que ce « cachet d'originalité » consiste en une chevelure noire comme de l'encre, les traits d'un homme de trente à quarante ans, une moustache tombante et barbiche, le tout encadré dans une fraise empesée, de la fin du xvie siècle, et surmonté d'un blason qui ne fut jamais celui de Christophe Colomb ni d'aucun membre de sa famille. Une pareille ignorance, un tel manque d'esprit critique ne prête plus qu'à rire! Que diraient ces savants iconographes si on leur donnait pour authentique un portrait de George Washington, vêtu, coiffé et barbifié comme Abraham Lincoln?

39. C'est ce que nous apprend le spécialiste, déjà nommé, de l'Académie royale de l'Histoire :

Haxj otra circunstancia que por primera vez notaron los extranjeros asistentes al Congreso de Americanistas de Madrid de 1881, y es la semejanza de cierlos rasgos fisionomicos del actual Duque de Veragua, D. Cristobal Colon, de su hermano D. Fernando y de los hijos de ambos, con los del retrato de la Biblioteca Nacional. »

(Le senor C. F. Duro, Pinzon en el descubrimiento de las Indias, Madrid, 1892, in-12, p. 242.)

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