‹ Christophe Colomb et les académiciens espagnols; notes pour servir à lhistoire de la science en Espagne au XIXe siècle par l'auteur de la Bibliotheca americana vetustissimaChapitre 15 sur 41 · ÉDITION NÉERLANDAISE · texte numérisé non relu

ÉDITION NÉERLANDAISE

CE Epiftola Crisflophori Colom : cui eias nojîra multù débet : '^ de Jnfulis Jndie fupra Gangem nuper inuètis. Ad quas p || qiiirèdas octauo antea mèfe aufpicijs z ère inuifiijfimi Fer j| 7iandi hijpanialf Régis miffus fuerat : ad Magnificù dhm \\ Raphaële Sanxis : eiufdem ferenijjimi Régis Tefaurariù mijfa : quam nohilis ac litteratus vir Aliander de Cofcoah \\ Hijpano idiomate in latinû côuertit : tertio kal' s Maij. M. \\ cccc.xciij. Pontificatus Akxandri Sexti Anno primo. \\

* ^* Petit in-4, 4 feuillets non chiffrés, en caract. gothiques, s. a. a. /., mais imprimé par Thierry

Martens, à Anvers ; 38 lignes par page pleine; pour

filigrane un grand P majuscule gothique.

Le seul exemplaire connu se trouve à la Bii)liothèque royale de Belgique, à Bruxelles.

La désignation sur le titre : « inuictissimi Fernandi hispaniarum Régis », et les noms « Aliander » et « Raphaël » prouvent que cette édition a été faite sur le premier texte de Plannck. La comparaison des caractères et surtout d'une certaine abréviation ont porté M, Ruelens à attribuer l'impression de cette plaquette à Thierry Martens. S'il avait songé (comme nous venons de le faire ^) à prier qu'on examinât le filigrane, il y eût reconnu le même, en tout, de la Quodlibetica decisio , ouvrage incontestablement imprimé à Anvers, par Thierry Martens, en 1493. Cet élément de preuve eût renforcé de façon concluante l'argumentation du bibliographe belge.

C'est pour cette raison ^ et parce que Martens eut une officine à Anvers, de 1476 à 1497^, qu'il ne quitta, pour aller s'établir à Louvain, qu'en 1498, que nous avons assigné Anvers comme lieu d'impression de cet unique et précieux americanum.

Il se trouve reproduit en fac-similé dans la publication suivante :

1. Cette constatation a été oblig-eamment faite à notre requête par M. Fetis.

2. Pour l'importance des marques de papier comme moyen d'identification, voir le Centralblatt, 1892, p. 109 ou page 5 du tirage à part de l'ax'ticle intitulé Qui a imprimé la première lettre de Colomb ?

3. Campbell, Annales de la Typographie néerlandaise au XV^ siècle, La Haye, 1874, in-8, p. 579.

La première relation de Christophe Colomb (ik93). Lettre sur une édition de V « Epistola Christophori Colomb n appartenant à la Bibliothèque royale de Bruxelles. Par Ch. Kuelens, Conservateur des manuscrits. Avec reproduction en fac-similé; — Bruxelles, 1885, in-8, 50 pp. et 4 ff. de fiic-similés pour YEpi~ stola , et 7 ff. de spécimens des caractères typographiques de Th. Martens.

Apparemment, la plus ancienne notice bibliographique de cette édition, d'après l'exemplaire même, se trouve dans Aug. Voisin, Documents pour servir à Vhistoire des bibliothèques de Belgique, Gand, 1840, in-8, et, d'après ce bibliographe, dans P. Namur, Hist. des bibliothèques publiques de Belgique, Bruxelles, 1840, in-8, t. I, § xiv. Elle ne fut cependant décrite avec exactitude, pour la première fois , que dans J. de Gand, Becherches historiques et critiques sur la vie et les éditions de Thierry Martens, Alost, 1845, in-8, avec planches, p. 58 (cité par M. Ruelens).

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