‹ Christophe Colomb et les académiciens espagnols; notes pour servir à lhistoire de la science en Espagne au XIXe siècle par l'auteur de la Bibliotheca americana vetustissimaChapitre 9 sur 41 · TRADUCTIONS · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS

C'est en allemand, à Strasbourg, quoique faite à Ulm, que parut la première traduction de VHpistola ^ .

Eyn fchon hiibjch le/en von eî lichen infzlen \\ die do in kurt^en :(yten funden fynd durch de \\ ki'inig von

1. Dès l'apparition de la version latine, à Rome, Giuliano Dati donna, d'abord dans cette ville, en 1493, puis deux lois à Florence, à cette dernière date, et encore deux fois à Florence, en 14U5, une description en ottava rima de la grande découverte. Gomme il dit lui-même avoir emprunté ses données à une lettre de Christophe Colomb traduite en latin : « Extracte duna epistola di Christofano Colombo... traducta de latino in versi vulgari, » et cela au mois d'octobre 14*J3 : « a di. XXV doctobre .M.cccclxxxxiii, » qu'enfin dans le titre le mérite de la découverte est attribué à l'initiative de Ferdinand d'Aragon seulement : « La lettera dellisole che ha trouato nuouamente il Re dispagna, » c'est évidemment la première édition de Plannck que Dati a eu sous les yeux. Mais comme il n'a fait qu une paraphrase versifiée et non une traduction, ce n'est pas ici que les éditions de son poème doivent être décrites. C'est dans la section afFérente aux œuvres poétiques.

hijpania: vnd /agi vô grof:^en luun || derlichen dingen die in dèfelbè infe^len fynd. || A la fin : Getruckt :{u flraf:iburo- gnineck vô mei/îer BarîlomeJ^ \\ kii/îler y m iar : M.CCCC.xcvij. vff faftt Jeronimus tag. \\

* ^* Pelil in-'t, de 8 ffnc: eu caraclères gothiques allemands, 30 ligues par page pleine, le dernier 1. est entièrement blanc. Au litre, vignette représentant l'arrestation du Christ dans le jardin des oliviers, empruntée à quelque autre publication allemande. Elle est reproduite au verso du 7^ feuillet.

Les exemplaires de celte version, dont nous ayons connaissance, sont les suivants :

1° Bibliothèque royale de Munich.

2° British Muséum, dans la Grenvilliana.

3° Bibliolheca Browniana, Providence.

4° Bibliolheca Lenoxiana, New-York.

5** Bibliothèque de feu M. Henry Huth, Londres. John Harris en a fait un fac-similé.

Au titre, les mots : « dem kùnig von hispania »... « Des grossmechtigislen kiinigs Fernando, » avec l'expression « vff dem fluss gangen », indiquent pour prototype, non le texte de Plannck modifié à Bome ou à Bàle, mais la première édition que cet imprimeur a donnée de \ Epistola.

A la fin, on lit : a Getiietschet vss der Katilonischen zungen vnd vss dem latin. » Peut-être n'est-ce que 1 équivalent de « ab Hispano ideomate in latinum convertit » ; mais nous devons faire remarquer qu'il fut fait au début une traduction en catalan, comme on le voit par le catalogue original de la Biblioteca

Colombina (ex-Fernandina) ^ Il est aussi à noter que la présente version allemande donne comme date : « Gehen an funfl'zehensten lag des Hornungs, » pour « pridie idus Martii » (14 mars).

Les plus anciennes descriptions bibliographiques de cette version allemande, que nous connaissions, sont les suivantes :

1775. Hummel, Neiie Blhllotlick, tome I, page 15.

1782. Meusel, op. cit., tome III, page 261.

1788. Pixnzer, Af mal. der Alt. Deutsch . Lut.., tome I, page 228, n° 43(3.

1826. Hain, Repertorium, tome I, n° 5493.

Une autre traduction en allemand se trouve dans la Geschichte der Schiffahrt im atlantischen Océan, de Franz Deuber; Bamberg, 1814, in-8, pages viii et 160.

Nous ne savons si elle diffère de celle faite par H. Fôlix, publiée dans le Rheinisches Archiv, Wiesbaden, tome XV (1814), pages 17—38.

En langue française, selon les renseignements que nous communiqua Edwin Tross, qui vendit, en 1865, le seul exemplaire connu,. aujourd'hui introuvable, il en fut fait une version par Charles Fontaine, qui la dédia à M. d'ivor, secrétaire du roi Henri II. Cette plaquette portait le titre suivant :

La Description des terres trouvées de nostre temps ; — Lyon, Rigaud, 1559, in-16.

Nous ne trouvons ensuite que la traduction faite

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