Christophe Colomb et ses historiens espagnols [microforme]
Cristobal Colon, su vida, sus viajes, -: sus descubrimientos. Por D, José Maria AsENsio, Director de la Real Academia Scvillana de Buenas Letras; Correspondiente de la Real Academia de la Historia. Esplendida édicion. Barcelona, Espasa y Compania. Grand in-4, cxLuI, 744 et 90.4 pp. en Go livraisons, sans date ni le moindre index.
Cette publication « splendide et monumentale » se pourrait aussi appeler une o/la podrida dans les grands prix. On y voit réunis des chapitres, des livres entiers, empruntés à dix écrivains au moins et depuis longtemps dans la circulation. Thèses hétéroclites ou sans valeur aucune ; étalage d’érudition lusitano-génoise faite de pièces et de morceaux pris, comme d'habitude, avec une rare impudence dans certaine histoire de Colomb assez connue ; généalogie d’un simple beau-père, accessoire et problématique, fabriquée par un héraut de profession, où sur cinq cent trente lignes il n’y a que six mots se rapportant au sujet, et encore sont-ils dénués de nreuve; arguties à la façon du moyen âge touchant un tibia anonyme et endommagé extrait d’une sorte de fosse commune et qu'on appelle pompeusement a les restes mortels de Christophe Colomb », voilà, entre autres curiosités, ce que nous distinguons tout d’abord comme choses « monumentales ».
Puis viennent quelques travaux sérieux, également cueillis à droite et à gauche, mais sans autorisation préalable, ainsi qu'une masse de documents imprimés et mis à la disposition du public dans les bibliothèques des deux mondes. Cette macédoine est enjolivée d’un millier de culs-de-lampe et de vignettes que nous avons longtemps vus la veille du jour de l'an à la vitrine des boutiques : rossignols tirés d'un fond de
— 4 EC magasin du quartier Saint-Jacques !. Par amiour-propre national, le libraire barcelonais a cru devoir dissimuler la provenance de ces belles images, qui, en somme, constituent le seul intérêt de ce livre d'étrennes.
Dès 1888, l'œuvre splendide a été annoncée urbi et orbi en ces termes :
« Le dernier mot n'a pas été dit sur l'histoire de la découverte du Nouveau Monde. On en a donc chargé le directeur de l’Académie des Bonnes-Lettres de Séville, l'ex cellent señor don José Maria Asensio y Toledo, personne tout ce qu'il y a de plus savante, écrivain excellentissime, dont la critique profonde et extraordinaire marche de pair avec son érudition aussi vaste qu'incomparable 2, »
Ce langage reflète évidemment l'opinion du public lettré dans le royaume de Castille et peut-être ailleurs. [1 rappelle bien par certains côtés les parades de la foire, mais chacun sait que les œuvres scientifiques de fabrication espagnole ont une saveur particulière, quelque chose de sui generis dans l'ensemble et le détail, la méthode et les déductions, qui réserve au lecteur patient des surprises sans nombre. Aussi n’avons-nous eu de repos qu'après avoir contemplé à notre aise un des rares exemplaires connus en France de cette ambitieuse compilation.
Notre appétence était d'autant plus vive que le prospectus laisse entrevoir des horizons nouveaux. On y rar pelle, imprudemment peut-être, que l’éruditissime Andalous demeure à une portée de pistolet de la Bibliothèque Colombine et de l'Archive des {ndes, réceptacles où fourmillent toutes les preuves documentaires imaginables. D'autre part, per= sonnage influent, académicien (fort galant homme du reste), on ne lui pouvait rien refuser. Dans notre imagination surexcitée, en voyant luire ces fallacieuses promesses, nous nous disions : Qui sait, le hasard est si grand, une fois n’est pas coutume, pourquoi ne verrions-nous pas sortir de cette entreprise hybride et péninsulaire des documents jusqu'ici inconnus?
C'est donc d’une maîn fébrile que nous dépouillâmes ces deux énormes volumes, à la recherche du nouveau et de l’inédit. Voici les résultats de notre fastidieuse opération :
L'ouvrage renferme soixante-sept pièces documentaires. C'est un beau chiffre. Malheureusement il faut en défalquer huit qui ont été publiées dans des livres d'accès facile ; onze provenant du Las Casas imprimé deux fois à Madrid [Dieu sait comme!) et quarante six choisies dans la collection de Navarrete, que chacun de nous possède. Quant aux documents inédits, il y en a, au juste, deux, tout petits et d'impor-
1. Christophe Colomb; par le comte Roselly de Lorgues. Illustré d'encadrements variés à chaque page, culs-de-lampe, têtes de chapitres, portraits, etc., par Yan Dargent, Ciappori, Vierge, etc. Paris, in-4°.
2. «... Persona peritisima, escritor eximio, cuya critica profund y atinada corre parejas con su vasto saber y peregrina erudicion, y que por la circunstancia de residir en Sevilla, donde existe la famosa biblioteca colombina se halla en condiciones por demas ventajosas para Ilevar à cabo toda suerte de investigaciones referentes à la vida y viajes del ilustre Genoves. » (Page 2 du prospectus.)
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tance plus minuscule errore. Le premier est une cédule des Rois- Catholiques récompensant leur courrier pour avoir apporté la nouvelle du retour de Colomb, mais sans détails aucun, L'autre consiste en la déclaration d'un matelot qui raconte avoir vu Pinzon entrer dans le port de Palos plusieurs années après sa mort. C'est-à-dire que sur soixante sept documents, soixante-cinq couraient déjà les rues, — si l'on ose s'exprimer ainsi.
Et alors le critique se demande à quoi bon étre savantissime, illustrissime et académicien, d'habiter en face les Archives, si c'est pour obtenir des résultats pareils! Larousse, de son officine du boulevard Montparnasse, eut pu en faire autant, sans se croire de ce chef le génie supérieur attendu depuis trois siècles pour répandre la lumière sur le genre humain.
Au fond, cette école d'historiens, — qui ne fleurit pas uniquement sur les bords du Guadalquivir, — a une sainte horreur du document. Cela s'explique. [l est plus facile de faire des phrases que de tirer au clair un vieux texte, C'est aussi beaucoup moins fatigant, Msis comme l'on doit, fût-ce de loin, suivre l'exemple des autres, nous les voyons alors en Espagne puiser, pour l'histoire du Nouveau Monde, non dans les minutiers poudreux ou les dépôts de manuscrits aussi mal balayés, mais tout simplement dans des recueils de claires copies, faites il y a un siècle. Leurs éblouissants appendices, qui, à première vue, produisent l'illusion de iecherches profondes accomplies aux Archives des Indes ou à Simancas, ont donc en géngral, été pris tels quels, ou mai, dans les deux cents volumes de transcriptions réunies naguère par Muñoz et Vargas Ponce, — quand ils ne proviennent pas, comme dans « l’œuvre monumentale » du señor Asensio, d'ouvrages en vente à prix réduits chez tous les libraires. C’est acquérir de la gloire à bon marché!
Si au moins cet écrivain avait comparé tous ces textes avec les originaux, rétabli l'orthographe du temps, élucidé les passages douteux, comblé les lacunes, annoté les phrases difficiles, indiqué les concordances ou les contraires, reproduit les récits parallèles, retrouvé les noms de personnes ainsi que les dates et identifié les désignations géographiques, son encombrant recueil serait excusable. C'est une grave erreur de croire que ce qui a été une fois fait dans le champ de la paléographie et des recherches documentaires par un Espagnol soit le dernier mot de la science. Et puisque le señor A. semble reprocher à certain publiciste d'avoir conçu, proposé et conduit un travail aussi laborieux et ingrat pour le gouvernement italien (hélas !), il fallait le faire soi-même. Mais, dit le proverbe castillan, on ne doit pas demander à un peuplier de por. ter des poires.
En fait, depuis longtemps, il n’a paru sur le sujet de la découverte du Nouveau Monde que très peu d'ouvrages témoignant de recherches, même superficielles, dans les archives d’Espagne et de l'Italie. Moins d'auteurs encore ont entrepris la tâche difficile d'arriver à la vérité par
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l'analyse critique, patiente et impartiale de toutes les sources de l'histoire, Les quelques travaux conçus dans ce but et avec la loyauté qu’un tel examen comporte, offrent un cadre tout prêt et une mine inépuisable d'utiles renseignements. Aussi, directeurs, ainsi que membres d'académies rurales ou métropolitaines, ex-doyens et professeurs de facultés, folliculaires et encyclopédistes, chacun muni de longs ciseaux, se sont précipités à l’envi sur ces livres, copiant, pillant ce qu'ils en pouvaient utiliser ou comprendre, — presque tous mordant la main qui les a nourris, C’est la piraterie littéraire exercée en ses formes multiples et le plagiat élevé à la hauteur d'une institution !
Mais que de sagesse dans cette manière d'envisager les droits de la science et ceux du prochain! Pourquoi la peine, les fatigues, les sacrifices ? Consacrer son temps, sa force, ses ressources à recueillir dans la poussière des bibliothèques et des archives, ici un fait, là une date, ailleurs de simples indices oubliés, perdus; en extraire par l'analyse et les méditations la somme de vérité que ces données renferment, c'est ne point se souvenir qu'il y a des êtres mis au monde exprès pour épargner aux autres ce pénible labeur. Espèce de plèbe, peu nombreuse toutefois, mais flattée de rendre service à tant d'esprits si distingués.
Pour être tout à fait justes, souvenons-nous que ces historiens sont de grands penseurs auxquels si piètre besogne ne saurait convenir. Ce qui répond à leurs rares facultés, c'est la composition de l'histoire en ses grandes lignes, son essence et ses majestueux développements; laissant aux humbles, comme vous et moi, la fatigue des recherches et l'étude patiente des sources. Malgré soi l'on songe à ces étudiants espagnols qui se présentent au laboratnire de chimie du Collège de France. Après les avoir toisés d’un regard rapide, l'éminent professeur se met en mesure de leur apprendre... à boucher un alambic ou à rincer des cornues. Et ces docteurs Ferrans en herbe, repoussant le serpentin d'un geste noble et fier, de répondre avec hauteur : « Nous sommes venus ici pour élucider les grands principes. »
Voyons donc ce que sont, en histoire, les grands principes.
Pour faire un bon récit de la découverte du Nouveau Monde, il faut d'abord se préoccuper d'en réunir les éléments. On utilise d'habitude :
1° Unehistoire de Christophe Colomb qui se trouve dans toutes les mains, mais traduite en espagnol : celle de Washington Irving, par exemple. L'agencement se prête au découpage et les pièces de résistance peuvent être détachées sans effort;
20 Une autre histoire, plus récente, farcie de matières et d'extraits. A la rigueur le travail de M. Harrisse peut suffire. Ce sera la réjouissance.
Il est tout à fait inutile d'examiner ces éléments par le menu. Le résumé
est une ressource précieuse; il simplifie l'opération, met en belle vue l'utile et l'agréable. On devra le feuilleter souvent.
Après avoir levé, paré et mis à part les choses essentielles, on s’en sert pour un nouvel accommodement, sans autre addition qu'une fort modeste garniture. La substance est alors délayée, on l'étale et on s'en pénètre, toujours sans toucher le fond, qui ne se pourrait facilement remplacer. Cette opération exige des soins particuliers et une certaine dextérité. Nous ne saurions lui reprocher que de ne point toujours faire disparaître les éléments employés.
Il ne reste plus qu'à accommoder au goût du jour. L'opérateur alors soutire, avec plus ou moins d'adresse, les primeurs obtenues par d'autres avec peine et fatigue ; il leur emprunte aussi l'assaisonnement, car sans ce secours sa préparation serait peut-être insipide. On annonce et l'on sert.
Voilà pour les grands principes. L'application est non moins curieuse à étudier.
D'ores et déjà ce n’est point Christophe Colomb, Génois, étranger « inepte ! » qui découvrit l'Amérique; mais bien Martin Alonso Pinzon, « astre de première grandeur » (11, 627), véritable Espagnol, né sous le beau ciel de l'Andalousie. Et voici comment notre historien et ses congénères ? établissent, indirectement, ce fait curieux et assez inattendu.
On ne nie pas que Christophe Colomb partit de Palos et traversa l'Océan; mais avant d'atteindre les terres nouvelles, le courage lui manqua. Il voulut revenir au port, sans avoir accompli sa tâche Heureusement que ledit Pinzon, son lieutenant, mais en réalité son supérieur à tous les points de vue, veillait. Il intervient, il ranime le cœur de Colomb, il impose sa volonté, il indique la véritable route à suivre, et bientôt l'Amérique apparaît à leurs yeux ravis.
Le señor A. rapporte même ([, 286-7) les paroles exactes qui furent échangées en cette occurence mémorable :
« Les trois caravelles ayant été réunies à la porté 1e la voix, Martin Alorsu Pinzon dit à l’'Amiral :
« Que me veut Votre Seigneurie ?
« Et Colomb répondit :
« Martin Alonso, les gens qui sont à mon bord murmurent et veulent s'en retourner. C’est aussi mon sentiment, car depuis assez longtemps nous naviguons sans avoir trouvé la terre,
«Et Martin Alonso de répliquer avec la dernière énergie :
« Faites pendre haut et court ou jeter à la mer une demi-douzaine de ces gens. Et si vous n'osez le faire, moi et mes frères nous irons sur votre navire et l’exécuteront
1. Inepto. Conférence faite par le señor Luis Vidart à l’Athénée de Madrid, aux applaudissements de l'auditoire : « asi se lo probo la concurrencia con sus aplausos », dit El Imparcial.
2. Señor Asensio, op. cit., I, 286. Señor C.-F. Duro, académicien, J'uicio critico, couronné par la Société Colombina onubense; conférence faite à l’Athénée de Madrid, par le même, le 23 décembre 1891, etc., etc.
incontinent. Une flotte envoyée par l’ordre de si grands monarques ne saurait revenir sans apporter de bonnes nouvelles.
« Sur ce, l'Amiral (Coirmb) se soumit à la ferme volonté du capitaine de Palos (Pinzon ! »).
Ce dialogue, qui tient de l'opérette, à la façon surtout dont le señor A. l'encadre et l’agrémente, est emprunté non à un témoin oculaire, comme bien l'on pense, mais à une déclaration faite près d’un demi-siècle après le prétendu événement, par un individu inféodé aux Pinzan et leur proche parent, répétant, de son propre aveu, ce que ces derniers lui serinèrent ?, au cours de procès qu'ils perdirent toujours devant le Conseil des Indes. Nous ne pouvons en ce moment, faute de temps et d'espace, démontrer l'inanité de ces allégations qui suintent le mensonge par tous les pores et sont une insulte au sens commun. C'est partie remise, mais les académiciens et conférenciers de la Péninsule ne perdront pas pour attendre.
Il serait oiseux de passer en revue la partie narrative du Cristobal Colon, du señor Asensio. Le lecteur sans doute est déjà convaincu qu’on ne saurait y découvrir des faits nouveaux ou mis en lumière de façon à rejeter dans l'ombre les histoires de 1: découverte du Nouveau Monde, passées ou présentes, laïques ou cléricales. Aussi le colloque ci dessus n’a-t-il été reproduit qu'afin de signaler en passant la campagne entreprise par l’Académie espagnole, dite de l'Histoire, agissant en la qualité individuelle de ses membres les plus distingués, le président du conseil des ministres en tête, pour faire croire aux populations que Christophe Colomb n’était qu'un imbécile 3 et que la première place dans ce grand é ‘énement appartient, non pas au célèbre Génois, mais bien à leur compatriote Pinzon. C'est une pure baliverne, cosa de España, qu'il importait cependant de mettre en évidence,
Notre but aujourd’hui est seulement d'exposer les procédés de critique et le genre de science des travaux d'histoire préconisés à Séville, à Madrid, partout en Espagne. A cet égard, le livre du señor Asensic est un échantillon précieux, un type achevé dont nous devions montrer à nos lecteurs toutes les beautés.
Afin de mieux saisir les procédés de l’école historique espagnole en général et du señor Asensio en particulier, il suffit de mettre en relief
1. Altamente complacido el Almirante con la atrevid1 resolucidn del capitan de Palos, 1, 287.
2. Hernan Perez Matecs, de edad de mas de 80 años (ilne fit cependant pas partie du voyage de découvertes), primc de Martin Alonso Pinçon, dixo que no la sabe mas de aver oy-do dezir a los dichos Martin Alonso Pinçon e sus hermanos. (Memorias de la Academia Real de la Historia, t. X, p. 263.)
3. Voir les citations de quelques-unes de ces conférences de l’Athénée de Madrid, à la fin de notre article, et Christophe Colomb devant l'Histoire.
Je-
ce que le Cristobal Colon de cet écrivain donne pour du nouveau. Par la pensée nous pourrons alors remonter aux grauds principes.
Il y a un épisode bien connu de la vie de Colomb; c'est l'hospitalité qu'un moine de la Rabida lui accorda au moment où, découragé, il quittait l'Espagne pour aller offrir ses services à la France. De ce religieux appelé Juan Perez et d'un autre, nommé Antonio de Marchena, ancien confesseur, dit on, de la reine Isabelle, les historiens ont fait un seul individu. Las Casas avait cependant indiqué que c’étaient deux personnes; mais il importait de démontrer l'erreur par des rapprochements et avec des preuves documentaires. Ce problème ne pouvait manquer de séduire le señor A. et, en effet, il a déclaré l'avoir enfin résolu. Sa solution nous a même été servie plusieurs fois et les savants espagnols semblent y voir une des belles conquêtes de l'esprit critique, digne d'être remémorée dans leurs correspondances *.
Par un phénomène bizarre, les autorités, les preuves et le résultat exposés par le señor A. en 1889-90, se trouvent déjà en toutes lettres dans un livre paru à Paris six années auparavant et que le docte Andalous n’a pas cessé d’avoir sous les yeux lorsqu'il écrivait le sien. Voici un échantillon de ce que, par euphémisme, nous appellerons dorénavant coïncidences :
Mr. Asensto, Cristobal Colon, t. [,chap. x, p. 152-168, publié en 1889-00.
« Dijera el marinero que à dos pobres frailes debian los Reyes Catolicos el descubrimiento de las Indias.
« Los cronistas de Indias e historiadores del Almirante solo se ocupan de uno...
« Fueron dos, Antonio de Marchena y Juan Perez. Pero se ha causado una gran confusion con estos dos personajes, y hoy ofrece trabajo el desvanecerla.
« À fray Juan Perez no le cunoci6, no pudo tratarle con intimidad Colon.
«Y preguntaremos : Podria Colon Ilamar fraile, con ese término seco, à fray Deza ?
etc., etc.
« Los dos frailes fueron à no dudar fray Juan Perez y fray Antonio de Marchena. »
Autorités : Provision du 23 mars 1492.
Lettre royale du 5 septembre 1493. Relation originale du troisième voyage. Déposition de Garci-Hernandez. Las Casas, Gomara.
Mr.Harisse, Christophe Colomb, t. I, chap. xv, p. 304-372. Publié en avril
« Colomb ne reccnnaît avoir d'obligations qu’à deux religieux. Quels furent ces deux moines ?
« Tous les historiens font de Antonio de Marchena et de Juan Perez une seule et même personne. Cette confusion demande à être examinée...
Et conséquemment en 1492, Colomb ne connaissait pas encore Juan Perez.
« Un moine »est-ce l'expression dont l'Amiral se serait servi pour parler de Deza ? etc., etc.
« Nous pensons donc que les deux moines étaient Antonio de Marchena et Juan Perez, »
Autorités : Provision du 23 mars 1492. Lettre royale du 5 septembre 1493. Relation originale du troisième voyage. Déposition de Garci-Hernandez. Las Casas. Gomara,
Le señor A. cite, en plus, une lettre, mais qui fait double emploi avec celle que mentionne M. H., et une déposition dont les détails