PREMIERE PARTIE
L'asveor DE L’oofan—(Strophes déclamées sur une tenue de l'or chestre, par M. 'T.-C. UASGRAIN.)
Oséan inconun, ténébrouse Atlantique,
Tu vas te dépouiller de ton mystère antique,
Hardi navigateur par ln gloire exoité,
Colomb a deviné los fortunés rivages,
Los flouves, les déserts ot les Îlos sauvages, Que voile ton immenaité.
Océan ! 1e héros va quitter l’Ibérie,
Qui pour lui désormais ost une nutre patrie }
Et pour l'épouvancer tu t'insurgos en vain :
1 contermple déjà, dans les désorts de l'onde,
Los nouveaux champs promis, le maguiliquo monde Qu'il vit dans un rêve divin,
La nésot.urion—(Solo, Chœur et Orchestre.)
CoLoms--. Oui, Colomb vous ontend, mystérioux génies, (M, La Mothe,) Qui dans mos nuits m'aven réveillé tant de fois ÿ La iner vous n prêté toutes sos harmonies } C'est l'houro...… j'obéis À vos puissantes voix. La brise qui #0 lève dans l'air et sur lei cnux, Agito sur ia grèvo In poupo des vaisgenux !
Partons ! le ciel l’ordonno ; sur l’abime dompté, Méritons La couronno de l'immortalité | Hile est vierge, elle est belle, La terre où l'or ruissolle Et duns l'onde étinoolle ; Amis, nous l'oppolons :
Xx Caœur—
CoLous—
Le Caœurs—
Cor.ous-—
Le Caœus—
CoLouB--
re Le Caœus-—
Cozous-—
Le Caœcvr-
k Couous—
Le Cuœævr-—
Les Anreux (Les Solos sont faits par MM. Déry ei PLAMONDON.)
RÉCIT A DIT eee
FaananD—
(ae)
si vus
Là les fluurs ranimées Par les nuits embaumées, On! des rives aimées Et de tièdes vallons.
Anis fidèles, Sur les flots de ces mers nouvelles Jurez de m’obéir toujours !
Oui, toujours !
Un monde devant nous s’élance ; Nos cœurs s’énivrent d'espérance.
Espérance ! Espérance:l
Ma voix vous lo promet d'avance, Déjà sur vous se lèvent de boaux jours.
Oui, déjà sur nous se lèvent de beaux jours.
Hardi Colomb ! toi qui, conduit par ton génie, Quittas les champs de In patrio, Nous te consacrons notre vie ; Les fiers enfants de l’Ibério Dans tous les périls t'offriront leurs secours À
Votre courage Du monde entier aura l'hommage, Ji va s'unir à vos transporte :
O transports !.…
Fiers Espagnols, pour tributaire, Vous aurez toute la terre,
Oui, ln terre |
Conquérants d'un autre hémispbère, Oui, vous aurez toute la terre :
A vous tous la gloire et d'immenses trésors |
A noue tous la gloire et d'immenses trésors | Hardi Colomb | toi qui, conduit par ton génie, Quittas Les champs de la patrie, Nous te oonsnerons notre vie ; Les fiers enfants de l'Ibérie Dans tous les périls t’offriront leurs secour D'un héros protégé par los cieux, Nous suivrons le destin glorieux.
A travers les périls et les flots furieux, Nous irons aveo lui moissonner la gloire ; Puis au jour du retour la main de l'histoire Gravera nos travaux, notre victoire.
D'un héros protégé par les cieux, Nous suivrons le destin glorioux, Avec lui nous irons à travers les périls Moissonner la gloiro, L'avenir nous sourit Et le ciel nous bénit.
Tandisqne los marins, prêts à fondre les ondes, Remplissent l'air de oris joyoux,
Los femmes sur les mers, solitudes profondes, En pleurant attachent leurs yeux.
La mère au tendre cœur, acoourue au rivage, Où le flot meurt en écumant,
De son plus cher egpoir redoutant le naufrage, Regoit l'adieu de son enfant,
Adiou, mn mère, À toi toujours Ma vie entière Hit mieu amours !
Du bou rivage Où ton image Va me rourire à chaque instant,
SR
Mon cœur aspire, Sur mon navire, A t'apporter riche présent.
Adieu, ma mère, À toi toujours Ma vio entière Eï mes amours.
Ua Mèer.— Aux Seigneuries
Des Asturies
Laissons les diamants st l’or, Car pour mon âme, Toute de flamms
Mon fils vaut mieux que beau trésor...
Garde à ta mère Garde toujours Ta vio austère Et tes amours !
Duo. Un jour ensemble Sous le vieux tremble Nous irons encore nous asseoir, Aux heures calmes Où, sous les palmes, Vient pleurer la brise du soir.
Oui, sur ces rives Des mers plaintives Qui nous rassemblent en ce jour, Pour nous encore La tour du Mors Sonnera l'heure du retour.
Adieu, adiou, mes seuls amou*s !
Adiou, ma vie, Pense toujours Le A ta patrie, ié A tes amours !
Ma mère, mes amours, Chère patrie, à vous toujours !
Le Départ.
Réorramir— Le bronze du navire au bronze du rampart Répond sous la nue enflammée, Et dans des tourbillons solennels de fumée A Donne le signal du départ, Et le peuple entonnant son hymne accoutumée Suit des yeux la flotte qui part.
Prière-—(Chœur et Orchestre.) :
Dieu de bont#, Dieu tutélaire, Vers toi, dans notre peine amère, Nous poussons un ori gémissant | De 1a vague apaise la rage ; Fais que l’autan fils de l'orage ë Devant nous s'arrête impuissant, Prions, époux, vierges e mères , Pour nos fils ot nos frères, Diou répandra sur eux ses bénédictions.
Prions, prions, Pour que l'Ibérie, Terre de l'honneur, Un jour gloriñe, Lour noble valeur.
Prions le Seigneur.
Prions, époux, vierges ot mères, Pour nos fils ot nos frères, Diou répandra sur eux ses bénédictions Prions, prioas, prions |
Les VAISSEAUX S'ÉLOIGNENT.
Récrrartw— Tandis qu'aux bords dos mers la foule prie encore Le ciel arbitre des destins, Do vaisseaux onstillans partis avec l'aurore L'écbo rodit les chante lointains,
die
Le Cnœur— A travers les périls et les flots furioux, Nous irons avec jui moissonuor ia gloire.
Adieu, au revoir !
Adieu |