DEUXIEME PARTIE
Une Nuir nes TRoriques.—(Sérophe déclamée et Orchestre.)
L'immensité des mers par la nuit est voiléo ; Lo vent dort, le silence entoure les vaisseaux ; Le ciel, sur le sommeil de lu torre et des caux, Arrondit su tente étoilée.
Canson ou Mousse,
La mer est ma patrie, Ce bord est mon séjour; J'y dois passer ma vio, J'y dois mourir un jour.
Va, petit mousse, Dans un elimat lointain :
La mer est douce Pour lo pauvre orphelin!
La vie est bien amère À l'enfant délaissé, Que l'amour d’une mèro Fr N'a jamais carossé : ; Va, potit mousse, ; 4 Dans un climat lointain; se La mer est douce 1 Pour lo pauvre orphelin.
Cnœvr pes GÉNIES DE L'OcÉAN.—( Avec vocalise pour deux Sopra nos et deu: Altos.)
É me Es É.
tp
La voix, la douce voix des génies, De suplimes harmonies, KRavit le calmo des airs :
Le chœur lointain des mondes À l'hytine montant des ondes A mêlé sos doux concerts, Dans l'éclat des nuits sereines, NN Sur le flot dormant, Les étoiles, blondes reines, Prillent doucement :
Ecoutons, écoutons :
Vocalise des Sopranos avec accompagnement du chœur.
Salut, mystérioux génies,
Dans vos chants si pleins d’harmonios, Aux luths divins du firmament Unisses-vous en co moment.
Chantez! votre concert magique ‘4 Charmern les nuits du Tropique ; 5 Les échos des cieux, des mers, Le rediront à l’univers..
Le Quanr.—(ARéverie.) : à ù
FERNAND O mor, ou la nuit pleure,
En semant sos pavots,
Mer que ma voile effleure, 2 Je géinis sur tes flots. il Qu'un doux chant me console, 4 Anis, chantez en chœur | à La chanson espagnole 1 Calmern ma douleur,
Un matelot seul, avec répétition par le chœur.
Marinior, C'était en juin dernier, :
Térésn pauvre fille,
pacs
Su D
Marinier, Lo rognire à la main, Brillait comme un jasmin, Sans bijoux ni mantille.
Fennann— Endormez ma douleur!
Endormez ma donieur { Sur la verte pelouse Que j'aimais à la voir Cette vierge andälouse, Ma sœur, mon seul espoir !
Qu'un doëx chant mé console !
Amis, chantez en chœur!
La chanson espagnole Calmera ma douleur;
Un matelot seul, avec répétition par le chœur.
Mürinier, Un jour près d’un hallier J’errais seul avec olle.
Marinier, Lorsqu'un noir chovalier La prit sur son coursior :
C'était la mort cruelle.
Fennann-— Endormoz ma douleur) Endormez ma douleur 1
Craœur Bacuique.
Ah! qu'il fait bon.
Près du timon, Révant à nos campagnes ; Là uous buvons À pleins flacons Le doux vin des Espagnes.
Ce vin que nous sablons Bouble notre délire, Et rend à ce navire Le ciel de nos vallons ; De nos chagrins amers C’est lui qui nous console, Et mieux que la boussole Nous guide sur les mers.
Oh1 Ohf Oh! Oh! Oh!
Oh! qu’il fait bon Près du timon!
Nous trinquons, Nous buvons, Oh! qu'il fait bon Près du timon, Révant à nos campagnes ; Là nous buvons À pleins flacons Le doux vin dos Espagnes.
Navigateurs hardis, Sur l’onde solitaire Nous cherchons une terre Qui soit un paradis.
Mais dans ce liou divin Où partout l’or abonde, Pour en boire à la ronde S'il n’était pas de vin!
Oh1 Oh! Oh! Oh! Oh1 Ah! Revenons Dans nos vallons, Dans nos belles campagnes, Là nous boirons, Nous sablorons Le doux vin des Espagnes.
OURAGAN.—(Strophe déclamée,)
Et le dernier refrain de la chanson connue Expirant sous le ciel de ces lointains climats, Une tointe lugubre A lanue
Et le drapeay frémit à la cime des mets,
Cuœur.-— Le vent se lève : Adieu le rêve.
Le vent se lève Comme un forban, Siffle et déchire Voile et navire.
Sur l’Océan L'ondé bouillonne, La foudre tonne :
C’est l’ouragan, L'onde bouilloune, La foudre tenne.
Ah! Ah! Ah! Ah!
O Vierge Sainte, Yntends la plainte
Dez pâles matelots | Etoile tulélairo
Apaise la colère
Et des vents et des flots Ah! Ah! Ah! Ah!
LA TEMPÊTE 8'APAISE.—(Orchestre.} LE CALME RENAIT.
Oh ! qu'il fait bon Près du timon, Nous trinquons Nous buvons Oh! Oh! Oh! Oh!
Oh! qu'il fait bon Près du timon Kâvant à nos campagnes Là nous buvons À pleins flacons Le doux vin des Espagnes.