‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 138 sur 208 · LIVRE THOISlflME — CIIAPITUE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE THOISlflME — CIIAPITUE VIII

L'Iiislorien des ludes, Lopcz de Gomara, rapporte qu'il clierdiail un délroit pour passer de l'aulie côté ili' la mer et couper la ligne équinoxialc. llerrcra allcsle qu'avant do partir il avait annoncé (pi'il l'cncontrcrait le Uélioit vers la hauteur du port El Relrete,\nvi du Cap Nombre de Dios, parages totalement inconnus et qu'il découvrit quelques mois plus tard : Las Casas dit ([u'il pensait que ce Détroit devait être près de Numbrc de Dios. Benzoni aflii'uie qu'il allait dircclenienl à la recherclie de ce Détroit. Washington Irving reconnaît qu'il le conjecturait situé vers l'isthme du Darien. En effet, là se trouve placé le Délroit de terre qui unit les grandes régions du Nouveau Continent.

C'est l'isthme de Panama.

La rieine ayant approuvé ce dessein, dont la grandeur captivait ses sympathies, Colomb demanda l'autorisation (rciiiniL'iiei- a\i;'c lui son second lils Don Fernando, page d"lsal)elle, heureusement doué, dont la société serait un adoucissement à sa continuelle séjiaration de la l'amille que lui imposait sa mission.

L'Amiral se rendit ensuite à Séville pour donner ordre à son voyage.

Les mauvaises dispositions du Roi lui étaient connues. De peur qu'en son absence on n'ajoutât aux violences déjà commises la spoliation ouverte, qu'on ne lui volât les titres et parchemins de ses privilèges, il les remit à ses fidèles amis les religieux, les laissant

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