‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 175 sur 208 · JJ · texte numérisé non relu

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rebelles les doux offiriers qu'on leur avait envoyés précédemment. MaisPorras, sans vouloir les entendre, les eliassa l'épée à. la main. Les rebelles, comptant de leur côté les hommes les plus corpulents, les plus forts, les plus exercés aux armes, regardaient avec pitié ces gentilshommes et CCS malades qui prétendaient se mesurer avec eux. Ils ne redoutaient là qu'un seul guerrier, lAdelanlado; aussi é'taient-iis convenus di' ri'nnircniitn' lui leurs efforts communs. Les six plus vaillants de la bande avaient fait serment de le tuer et devaient se. ji>ter sur lui tous à la fois.

La troupe de Porras se rua soudain furieuse sur le détachement de l'Adelaiitado, en criant : Tue ! tue ! Les six colosses s'élancèrent à la fois contre don lîarlbélemy. Mais, au premier choc, l'Adelantado tua roide le ferrailleur Juan Barba, ce maître armurier de la Capi- Ifine, qui, le premier, avait tiré l'épée contre l'Amiral ; il abattit le pilote major Juan Sanchez et fit deux blessures de géant à Pedro de Ledesma. En un instant, six hommes étaient déjà sur le carreau. Alors François de Porras attaqua de j)lus près don Barthélémy, lui lança un coup de sabre si violent, qu'il fendit son bouclier et s'y engagea jusqu'à la garde ; mais, quoique atteint à la main, l'Adelanlado le saisit à bras-le-corps, s'efforçant de le renverser. Pendant cette lutte, François de Porras recul des blessures qui le mirent hors de combat, cl il resta prisonnier. L'Adelantado continua la bataillr Bientôt, les plus vaillants d'entre les insurgés ayant mordu la jioussièrc, le reste prit la fuite en désordre.

Colomb remercia son frère, mais surtout le Seigneur.

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LIVHE OUATIlfÈME — CllAPlTllE X

n renilit d'abondantes i^râies à Die\i, « tenant pour ceilaiii (|ii'il Tavail di'liviV' de la ukmI «.

Celte victoire ne coûta ([ue deux blessures aux lioiiiiiies (b' l'Amiral. Don Bartliélemy jiiK'rit assez vile de bi sienne ; mais nialbeureuscmenl le brave capitaine du Galicien, Pierre de Terreros, avait été pirpié dans l'aine. Malgré les soins de Colomb, il succomba peu de jours après.

Les rebelles, n'ayant plus de cbef, demandèrent à faire leur soumission. Ils engageaient par des serments et d'affreuses imprécations leur obéissance pour l'avenir. L'Amiral daigna les pardonner tous. 11 fit retenir seulement François de Porras prisonnier sur sa caravelle, plaça les révoltés sous le commandement d'un capitaine éprouvé, Pedro de Coronel, et les cantonna dans rUe, pour éviter les collisions qui auraient pu éclater s'ils fussent rentrés dans les baraquements.

Plus d'un an s'était écoulé, lorsqu'à l'inexprimable satisfaction des équipages deux caravelles entrèrent dans la baie de Santa-Gloria. Elles étaient placées sous le commandement de Diego de Salcedo, ancien écuyer de la niaisuu de l'Amiral, devenu, sous ses ordres, expert dans la navigation. La première de ces caravelles avait été nolisée par l'inlaligable Diego Mendez, et « cliargée de vivres, en pain, vin, viande de porc,

CIIHISTOPIIK COLOMB

iiiuiilons L'I fniils )>. La socoinie l'avait élé par le goiivrrneiir Ovando, que. foirait niainlenanl l'opinioii imlilique. 11 oraigiiil d'èlri* gagné de vitesse par Diego IMeiidez, ol confia aussi à Saloedo la oondiiite de ce liàliiiient. Dès que les deux caravelles eureni (|iiillé je port de Saint-Domingue, Diego Meiidez, qui avaitsiunillanémen! IVélé un autre navire, s'eini)arqua poiu' la Caslille, portant le message de son Amiral.

Colomb, remerciant Dieu de sa miséricorde, monta sur la caravelle nolisée à ses frais, avec ses officiers et ceux qui lui furent fidèles. Les autres pi'irent place sur la caravelle exjn'diéepar le gouveiueur. Li' ■iiSjuiu, les navires quittèrent la baie de Santa-Gloria, où tant d(^ dangeis cl de secours mystérieux, tant di^ souffrances et de consolalions invisibles avaient, tour à tour, accalilé ])uis relevé le cœur le plus vaste du monde.

La lutte qu'avait soutenue FAmiral contre les flots, ilaus tout le cours de ce voyage, depuis l'iieure solennelle où il avait propliétisé la tenqiète, recommença dès qu'il fut soi'li di' la bail'. La doubli' violeni'e des vents et des courants le retint plus d'un mois dans cette traversée. Cbose à noter : avec ses voiles et .ses marins exeri'és, il lui fallut une manonivre continuée pendant plus d'un mois jiour francliir l'esjjaee cpie, jiar la mis(''rieordi' divine, son envoyi'' Diego Mendez avait sillonné en quatre jours, à la rame cl en canots!

Malgré' r(''lude liydrograpliique (bM-es ])arages, les perfectionnements iiauli([ues de notre ép(i([ue, aidés

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