‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 1 sur 444 · Christophe Colomb · texte numérisé non relu

Christophe Colomb

îles du Cap-Vert; descend sous le parallèle de Sierra-Leone, éprouve les calmes plats de la zone torride, dans leur plus extrême intensité. — La chaleur corrompt

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plats de la zone torride, dans leur plus extrême intensité. — La chaleur corrompt les vivres, fait éclater les tonneaux, couler le goudron, etc. — L; Amiral en dan-

ger de mourir de soif est contraint de changer de route. — Au milieu de la consternation des équipages son domestique aperçoit File de la Trinité. — Découverte de la Terre-Ferme. — Premier aspect du nouveau Continent. — L’Orénoque, le golfe de Pana. La bouche du Serpent et la bouche du Dragon. — Heureuse sortie des navires par le passage redoutable de la bouche du Dragon. — Découverte successive des îles : les Témoins, la Marguerite, Cubaga où Pon pêchait les

perles.— L’avarie des vivres, des bâtiments, et son état de cécité forcent Colomb a partir pour PEspagnole.

Le 30 mai 1498, les six caravelles amarrées dans le port de San-Lucar de Barraméda avaient déolové leurs

Sainte-Trinité *, en ayant fait le vœu de donner son auguste nom à la première terre quil pourrait découvrir 1 2.

Ce n était plus des îles que cherchait Colomb. 11 ne voulait plus sonder les parages de cette grande terre de Cuba quon pensait former le commencement des Indes. Il allait maintenant interroger les espaces inconnus de T Océan au midi, et s’avançait résolument à la recherche d’un Continent nouveau, que son intuition pressentait devoir exister sous une latitude plus avancée vers l’occident. D’après ses espérances, ce nouveau voyage allait presque égaler l’importance de sa première découverte 3. Il fit d’abord orienter au sud, pour éviter une flotte française en croisière vers le cap Saint-Vincent 4.

Le 7 juin, l’Amiral arriva dans le mouillage de Porto- Santo, y entendit la messe; fit son bois, son eau, et alla jeter l’ancre à Madère où le gouverneur et la plupart des habitants qui le connaissaient déjà , le reçurent en grande pompe. Il y passa six jours pour prendre des provisions et du jus de canne ou cassonade qu’on se procurait à des prix avantageux. De là il vint à la Gomera; puis continua sa route.

Sans cesse préoccupé des besoins de la Colonie, l’Amiral étant arrivé à la hauteur de l’île de Fer, expédia

1 Christophe Colomb. — « Parti en nombre de la santisima Trinidad, miercoles, 30 de mayo, de la villa de San Lucar. » — — Relation du troisième voyage adressée aux Rois Catholiques.

2 Oviedo y Valdez, Historïa natural y general de las Indias, libr. 111, capit. iii.

3 « Una empresa tan importante y gloriosa en su idea como el primer descubrimiento. » — Muîioz, Historïa del Nuevo Mundo, lib. VI, § 23.

4 Herrera dit que cette flotte était portugaise, mais Las Casas assure qu’elle était française; et la relation même de Colomb ne permet aucun doute à cet égard.

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