JUSTIFICATION DU RECUEIL DE PROPHÉTIES
manière merveilleuse il fut choisi pour accomplir plusieurs paroles des prophètes, notamment celles d’Isaïe, relatives aux nations des confins du Globe.
, fgre,le n]ombre de ses ennemis épiant toute occasion
per ie, a vigilance de 1 Inquisition, alors si ardente
c-,Zrmer r T0il!dre PenSée d°Uteuse P°ur l’orthodoxie Trin-t!q;e’ C° °mb ecnt naïvement que la Très-Sainte limite lu. inspira la première idée de son entreprise-
que ce fut le Rédempteur, c’est-à-dire le Verbe fait chair’
tré ni iqüa ^ vUte ; qUe Notre-Sei§neur s’était monpropice a son désir, lui avait accordé l’esprit d’inlel-
demen? Nfre'Seigneur ^ ouvrit ensuite l’enten- ,; un:laf0" I,res,J'ie palpable et lui donna la iorce d execution necessaire*. Il reconnaît que, dans sa
ecouverte, les sciences, les mathématiques, lui furent et a rirtiaoPPUi ^ S6Ul lui -mes, l’idée
et ta resolution qui assura la réussite.
on nTrîr111’ sn'“ “ lle l00le prevenlion,
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dans ce tr.,a,l snr les prophéties. Ponr notre compte
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nettete du raisonnement. Quant à son accomplissement prophéties , Colomb constatait un fait déjà déclaré epuis six ans par le noble lapidaire de Bu gos don J mie Ferrer, et depuis lors reconnu, par des phflosJies ciretiens des théologiens, des évêques, des princes de I Fglise, d’un mérite éminent.
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secrets de ce Globe et mesurant le zèle des hommes d apres le s, en, espérait, maintenant ,u'il avait rappro-
1 « Ansi que me abriô Nuestro Sefior et entendimionic e
Pflble V me abrio la voluntad para la e ccucl d , " man° Pal'
del Almirante al Rev » à ia j>einn . K , 0 °- “ — Caria
J Jala Hema- ~ L*l>ro de las Profecias, fol. iV.
154 PROPHÉTIES sur la fin du monde.
ché les contrées lointaines, que le nom du Sauveur serait rapidement porté sur toute la Terre. Dans l’ardeur de sa foi , hardiment il tirait de ce résultat evangelique cette induction, que toutes les nations se convertiraient au Christ; qu’ainsi les peuples une fois rangés sous la même loi et le même pasteur, la Fin du Monde serait proche. Cet esprit investigateur, après avoir élargi l’espace, tentait de conquérir la notion du temps futur, et de désigner l’époque où finirait la vie de ce Globe. S appuyant sur l’opinion de saint Augustin , admise par plusieurs théologiens, et en particulier le cardinal Pierre d’Ailly, que le Monde devait finir dans le septième millier d années à partir de la création de l’homme, il avait suppute, d’après les calculs du roi Alphonse, que la durée de ce Globe ne devait plus être que de cent cinquante-cinq ans. Par conséquent les événements allaient se presser. Les premiers signes précurseurs pouvaient être vus par la génération suivante.
Dans ses écrits, l’ahbé Joachim de Calabre , de son vivant tenu pour prophète, pour saint, et célébré de Dante, saint Vincent Ferrier et saint Bernardin de Sienne, dans quelques-unes de leurs prédications, représentaient aussi comme prochaine la fin du Monde. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, avait également fait des calculs de probabilité sur cette époque. Le bienheureux Telesphore, ermite, n’avait pas craint non plus de désigner le moment de la fin du monde, tout en disant que Dieu pouvait en disposer autrement. Le savant astronome, cardinal Nicolas de Cuza, s’occupa aussi de cette question. Pénétré des idées du docte cardinal Pierre d’Ailly sur l’extinction du mahométisme et la venue de l’Antéchrist, Colomb essayait, à son tour, d’asseoir sur des calculs
la fixation de la dernière heure de ce Globe. Mais il ne