LEÇON DE LA PROVIDENCE
la différence de leur destination, et mieux faire ressortir une protection toute spéciale !
Et que penser du beau temps quon dirait d’accord avec la tempête, afin de ramener à Colomb, le dimanche, au même lieu, les caravelles dispersées au large et disparues dans l’espace, comme pour leur permettre de solenniser ce jour, conformément aux pieuses habitudes de 1 Amiral?
Ces étonnantes prévoyances sont -elles l’œuvre du Hasard ? En ce cas du moins , ce Hasard est tellement ingénieux dans ses combinaisons, transcendant dans ses calculs, il s’éloigne si fort de l’accidentel, de l’imprévu, qu’on ne peut guère le reconnaître-, et si c’est réellement lui, avouons qu’il est bien changé -, il ne ressemble pas a lui-même.
Les ennemis de Colomb , frappés de l’immunité qui préservait son bien et ses équipages, et voyant de quelle façon, en une seule fois, il avait été vengé de ses pers<M cuteurs, attribuaient à son pouvoir magique cette terrible journée L.
Quand en se rappelant la haute piété de Colomb, inventeur et donateur de cette terre ou il avait planté la Croix, on rapproche par la pensée ses gigantesques travaux, ses droits sacrés, ses intentions si pures, de l’attentat commis contre lui par les ingrats, les rebelles, le mandataire d un pouvoir trompe, arrachant a son gouvernement, jetant en prison charge de feis et bannissant de Tîle le messager du Salut, on sent le cœur, d’accord avec la raison, reconnaître ici une grande leçon donnée
i « Por cuyo motivo podian culparle los que le aborrecian de que havia tramado aquella borrasca por arte magia, para vengarse de Boba dilla y de los demàs enemigos suyos que iban en su compania. » — • Ilernamlo Colon, Uistoria del Almirante don CristQbal Colon, capit.
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