‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 180 sur 444 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Lu Ko «t ch ai née do Colomb contre 1 atmosphère. — Rigueurs de la tempête, sévices de la mer. — Orage océanique, éclairs globulaires, trombe marine. — Christophe Colomb agonisant, ranime par les cris d'horreur des équipages, invoque son maître, et conjure la trombe. — Le fléau passe entre les quatre caravelles et se dissipe au loin. Apparition de mauvais augure. — Des groupes de requins rôdent autour des bâtiments. — Corruption des vivres. - — Souffrances des matins. L Amiral entre dans la rivière de Bethléem, près du fleuve de Veragua, aux mines d or. Rapports des Lspagnols avec les naturels. — Leur chef projette d anéantir les etrangers. L Adelantado s’empare de lui au milieu de sa peuplade, et fait prisonniers ses officiers et ses serviteurs.

Des vents désolateurs continuaient à rugir. Depuis quatre mois, sauf quelques rares journées, près du cap Grâces à Dieu, des souilles ennemis, des pluies torrentielles, de brusques intempéries, avaient épuisé les forces et le moral des équipages. Les capitaines et la maistrance, aussi bien que les mousses, demandaient à retourner directement en Castille. L’Amiral, dont la résolution ne s’ébranla jamais devant les obstacles, finit pourtant par concevoir des doutes sur l'exacte position de ce Détroit. Il comprit que peut-être, malgré les «graves probabilités de ;es conjectures, ce passage ouvert par la Nature pouvait ître situé sous une latitude beaucoup plus méridionale, éers ces terres qu’il avait dit exister dans la portion ausrale du Globe. Considérant l’état de son personnel , de ;es munitions avariées, et de ses navires que les tarières

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