HONTEUSE PROPOSITION OU ROI
longtemps soutenir la dépense qu’entraînait son ran" dans la résidence royale, partit pour Valladolid où la courue .1 qu un séjour transitoire. Mais, afin que ses tribulations lussent a leur comble, la maladie vint s’ajouter aux tortures de la goutte dont il était « travaillé sans miséricorde L »
Alors Ferdinand, qui, sans paraître y songer le moins
du monde, suivait avec attention la décadence des forces
de 1 Amiral et 1 aggravation rie ses embarras pécuniaires
jugeant le moment opportun, lui fit proposer de renoncer
ises privilèges, et d’accepter en échange un domaine situé
m Castille : le fief de Carrion de Los Coudes, auquel on
ijouterait une pension sur les fonds de la couronne. L’A-
niral rejeta dédaigneusement cette offre, par laquelle on
vait espéré séduire sa misère. Aussi inflexible dans son
enûment et ses infirmités qu’à l’époque où, fort de sa
eule espérance, dans la plaine de Grenade il obligeait la
our à lui consentir ses privilèges , il „e céda rien , ne
inunua rien de ses droits méconnus , et garda le silence
e 1 indignation, se bornant à en appeler à Dieu de cette équité.
De son lit Colomb écrivit à son ancien défenseur devant Junte de Salamanque, Diego de Deza, devenu archevôie de Séville et resté son fidèle ami. Il épancha dans le cret de 1 amitié sa douleur avec la retenue et le Iacosme d’un homme habitué à souffrir, et lui dit : « Il paraît. eSon Altesse ne juge pas à propos d’exécuter les pro- 3sses que j ai reçues d’Elle et de la Reine (qui est mainîant dans le sein de la gloire) sur leur parole et leur îau. Lutter contre sa volonté, cc serait lutter contre le d. J’ai fait tout ce que je devais faire. Je laisse le reste
Propre expression de Christophe Colomb.