‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 30 sur 444 · HAINE DES ESPAGNOLS ENVERS COLOMB · texte numérisé non relu

HAINE DES ESPAGNOLS ENVERS COLOMB

lois 1 sans que les malheureux habitants de la colonie jssent reçu aucune nouvelle de la Métropole. Ils se voyaient oubliés*, et accusaient l’Amiral de leur abandon, endant ce temps, leurs vêtements, leurs ustensiles étaient sés; n’ayant parmi eux qu’un petit nombre d’ouvriers urassiers ou charpentiers, ils ne pouvaient fabriquer les utils de nécessité première. L’humiliation s’ajoutait aux rivations et à l’ennui. Les hidalgos fringants et bravahes, les cadets venus pour ramasser de l’or, s’indignaient e se voir ajustés en lazarilles *, leurs haillons rapiécés de mute bigarrure, et réduits enfin aux vêtements d’écorce ’arbre et de coton tissé des insulaires. Leur irritation était convertie en haine. Dans tous leurs mécomptes, s sen prenaient à l’Amiral, ce Génois hâbleur et dévot ui n’avait nul souci des nobles enfants de Castille. Ils maudissaient les Rois pour les avoir placés sous le gouverement de cet étranger. Attirés à Hispaniola par l’appàt e l’or, leur espoir se trouvait complètement déçu, malgré i découverte des riches mines d’Hayna, car F Adelantado e leur permettait pas d’y travailler.

Cette interdiction de travail dans les mines, quand Amiral mettait une telle ardeur à les découvrir, mérite ’être expliquée.

Christophe Colomb, voyant que les avides fainéants ont il fut suivi à son second voyage s’étaient rués sur Espagnole comme sur une proie, tyrannisant les Indiens, érobant leur peu d’or, violant toutes les lois du chrisanisme et de l’humanité, eut horreur du concours qu’ils rêteraient à son œuvre. 11 ne voulut pas que des mains npures vinssent souiller cet or qu’il allait offrir à Jésus-

1 «... Que pasados mas de catorce meses de su partida no habia implido la palabra de mandarles socorro. » — Munoz, Historici del ’uevo Mundo , lib. VI, § 10.

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