‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 31 sur 444 · DÉFENSE DE TRAVAILLER AUX MINES · texte numérisé non relu

DÉFENSE DE TRAVAILLER AUX MINES

Christ, et par lequel il espérait délivrer un jour son tombeau. Il souhaitait que des bras innocents seuls pussenl extraire des entrailles du sol ce pur hommage de la foi. Ainsi que dans l’ ancienne loi pour la construction du Tabernacle et des ornements du Grand-Prêtre, devaient être choisis des ouvriers animés de l’esprit de sagesse le Révélateur du Globe entendait que seuls de vrais chrétiens eussent le bonheur de coopérer à cet acte de piété catho liepie.

Même avant l’arrivée des Européens, les Indigènes attribuaient à l’or une certaine valeur. Ils voyageaient poui s’en procurer; l’achetaient entre eux au moyen d’échanges, et accomplissaient certaines cérémonies superstitieuses pour découvrir ses meilleurs gisements. Pendant les vingl jours qui précédaient leurs travaux, ils se séparaient dt leurs femmes 2, vivaient dans la chasteté et la mortification, s’imposant certains jeûnes3. Cet usage fut mis à profil par l’Amiral. Il déclara nettement aux paresseux affamés d’or, venus à Hispaniola croyant s’en repaître, qu’il seraii honteux à des chrétiens de faire moins pour s’en procure] que les Indiens païens et incultes, et de ne point place] leur recherche sous la protection de Dieu. Il leur dû qu’afin d’utiliser doublement leurs peines, ils devaient avant de commencer l’exploitation d’un gîte, cesser leurs violences, quitter leur vie dissolue, confesser leurs fautes demander la contrition, se mettre en état de grâce, vivri dans la continence, s’ imposer un jeûne, et faire pénitence

1 Exodi, cap. xxxv, y. 31, 35.

2 Oviedo y Valdez, la Historia nataral y general de las Indias lib. V, cap. ni.

3 Les indigènes de la côte de Veragua, près de l’isthme de Panama disaient aussi qu’ils découvriraient l’or, en gardant l’abstinence et s séparant de la compagnie des femmes. — Fernando Colombo, Vit a delt Amiraglio, cap. xciv.

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