‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 319 sur 444 · MORT CHRÉTIENNE DE L’AMIRAL · texte numérisé non relu

MORT CHRÉTIENNE DE L’AMIRAL

ces à cette venue du Sauveur sous son toit d'emprunt.

Un instant encore, et il allait enfin posséder la vie éternelle.

L'intégrité de son intelligence se maintenait complète malgré l’invasion croissante de sa destruction. Quand il sentit sa lin tout à fait proche, Colomb sortit de son recueillement séraphique, et demanda lui-même le sacrement de l’Ëxtrême-Onction h Sa lucidité n’avait rien perdu le sa force. Il put suivre les prières des agonisants que l’on lisait pour lui. Il écoutait avec une humble componction a recommandation de l’âme que faisait près de son lit 'un des religieux franciscains; disait lui-même les répons. 3uis après avoir amèrement savouré les transes de Tagine, sentant venu le moment suprême, à l’heure de midi" e disciple du Verbe adressa au Père des mondes les probes paroles que proféra le Sauveur expirant sur la Croix :

Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains 1 2 ! » t il lui rendit l’esprit.

C’était le jour de l’Ascension, 20 mai 1506.

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