‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 353 sur 444 · VI · texte numérisé non relu

VI

Nous venons de voir un homme d’une vertu parfaite, d’une entière pureté de cœur, dont la grandeur morale dépasse les types les plus célèbres de l’antiquité, et n’est pas inférieure aux plus nobles figures des héros formés par l’Evangile.

Ce n’est point assez.

Pour juger réellement Colomb, essayons d’entrer dans le fond de son caractère.

Assurément, quand on l’examine tout entier, en embrassant du même regard les actes et les événements principaux de sa carrière, on est amené à reconnaître que le caractère public de Colomb, en rapport nécessaire avec son caractère privé, offre surtout le type de la mission religieuse et du mandat évangélique. Comme l’a dit si justement l’illustre père Ventura de Raulica : «. Colomb est

l’homme de l’Eglise *. »

En effet, Colomb appartient à l’Église, bien plus décidément qu’à la marine.

Quoique fixé dans le monde par ses fonctions, il vivait habituellement plutôt en religieux qu’en laïque.

Dès son arrivée en Espagne, pays que la Providence destinait à servir ses vues, pour récompenser la grandeur d 1-

1 P. Ventura deRaulica, Cristoforo Colombo rivendicato alla Chiesa . Manifeste), in-4°. Pàrigi, 1853.

Page 1