RELATION DE COLOMB AVEC L’ÉGLISE
sabelle, Colomb est merveilleusement conduit dans un couvent où il se prépare à sa mission.
La, il se lie uniquement avec des religieux ou des ecclésiastiques. A la cour, où l’introduit un ancien Nonce apostolique, Mgr Antonio Geraldini , à l’exception du Grand Cardinal et de la Reine, il ne trouve que de l’opposition, de l’incrédulité. Au congrès des savants de Salamanque, il ne rencontre que la défiance ou le dédain ; il n’est appuyé que d’un homme, un religieux, un théologien, Diego de Deza. Les dominicains, à leur tour, sont ses hôtes. 11 rencontre chez eux, asile, assistance et secours pécuniaire.
Quand, lassé d’attendre, il veut quitter l’Espagne, c’est un moine qui le retient, qui va trouver la Reine, le fait appeler, et, achevant par ses prières ce qu’avait commencé ses exhortations, obtient la parole d’Isabelle. Le premier but d’Isabelle fut aussi le salut des peuples quelle présumait ignorer la venue du Christ.
C’est dans ce couvent que revient Colomb ; c’est là qu’il s’apprête à son expédition, non point avec le compas, les cartes, les indications de la science -, mais par la pénitence, l’oraison, la méditation des choses divines. Son expédition prend le caractère religieux de son origine et de son but : il dorme le nom de la Vierge Marie à son navire, y arbore la Croix. Il part le Vendredi, et commande au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ de déployer les voiles.
C’est au nom de Jésus-Christ qu’il prend possession de sa découverte. C’est pour honorer le Rédempteur qu’il plante des Croix partout où il atterrit. Après avoir proclamé sur les Ilots la gloire du Verbe, il répand le nom de Jésus-Christ dans les bocages vierges des Archipels et sur les bords du Nouveau Continent. Par son ardente piété, les prières de l’Église dans la langue universelle du Catho-