‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 365 sur 444 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Aux révélations d’Israël a succédé postérieurement aux temps du Messie une prophétie dont fauteur n’est pas plus connu que le berceau, le berceau que la date, la date que la langue, et pourtant qu’une transmission constante a conduit jusqu’à nous. Cette mystérieuse prophétie sans texte écrit, sans père avoué, sortie l’on ne sait d’où, comme les bruits qui émurent le monde romain avant la naissance du Sauveur, s’est produite sous la forme d’une tradition anonyme, collective peut-être, mais populaire assurément.

Cette tradition s’est personnifiée par la sculpture, s’est installée dans les basiliques écrasées d’Antioche et de Byzance, les vieilles églises de style roman, d’où elle s’est glissée au fond des monastères, des abbayes, jusque dans les cathédrales gothiques, au moyen des peintures murales et de la statuaire. Une pieuse croyance a fait adopter comme commémorative du passé cette symbolique image de l’avenir. Nous voulons rappeler la colossale effigie de saint Christophe et sa légende populaire. Il ne faut pas oublier que saint Christophe était le patron du Révélateur du Globe.

Voyons d’abord l’histoire réelle de ce saint, nous apprécierons ensuite la signification ue ses attributs.

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