‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 377 sur 444 · MOÏSE · texte numérisé non relu

MOÏSE

signe avec les mains eleyees sur la montagne, et avec le pal en forme de Tau, sur lequel il exposa le serpent d’ailain. Colomb triompha des autres et de lui-même par le signe sacré qu il portait dans son cœur comme dans son nom; et qu’il tenait entre ses mains, en posant le pied sur la frontière du Nouveau Monde.

Ces deux mandataires d’en Haut, diversement occupés, reçurent des marques visibles de l’assistance divine, et lurent aidés surnaturellement d’un secours proportionné a la différence des temps et des lieux.

En récompense de ses dangers, de ses fatigues écrasantes et de la liberté donnée à son peuple, Moïse éprouva des contestations, des menaces, des conspirations, des émeutes, la défection de ses proches. En retour de l’accroissement du domaine terrestre, des dons faits à l’esprit humain et des richesses assurées à l’Espagne, Colomb eût à supporter la révolte, la désertion, la destitution, les fers, la pauvreté, la calomnie !

Moïse désirait voir Dieu face à face, comme il avait eu le bonheur de l’entendre et de lui parler. Colomb ambitionnait de découvrir les merveilles de ses ouvrages et de le connaître par l’extérieur, ainsi qu’il sentait en lui son omniprésence.

Moïse aspirait à conduire son peuple dans la terre promise. Colomb aspirait à ouvrir aux nations l’accès du Saint- Sépulcre.

Ni l’un ni l’autre n’atteignirent l’objet de leurs vœux. Le nom de l’un et de l’autre se perpétuera jusqu’à la lin de la race humaine.

Les merveilles opérées en faveur de Colomb, au grand jour de l’histoire et de l’imprimerie, rendent parfaitement croyables, même pour les philosophes de bonne foi, les miracles qui éclatèrent dans la conduite du peuple de

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