‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 437 sur 444 · SUFFRAGES DE NOS PREMIERS ORATEURS SACRÉS · texte numérisé non relu

SUFFRAGES DE NOS PREMIERS ORATEURS SACRÉS

compatriotes, notre réhabilitation de ce grand serviteur de Dieu. Son Manifeste que le Saint-Père, leSacré-Collége, les principaux souverains d ltalie, les archevêques et évêques de la Péninsule ont eu sous les yeux, véritable chefd’œuvre littéraire, admiré de tous les beaux esprits de Rome, reste remarquable encore, sous le rapport de la force et de l’élégance, même dans la traduction française qui a été imprimée en deux éditions in-8 et in-12, sous ce titre : Christophe Colomb restitué a l’Église. C’est de Paris qu’est parti cet électrique appel d’une âme supérieure au clergé d’Italie, jugement anticipé de la postérité sur le Messager de la Croix. Cette appréciation d’un grand homme par un grand génie est un événement doublement heureux-, et pour la gloire de Colomb qui s’en trouve soudainement accrue, et pour l’honneur de la France qui semble ainsi réparer un peu d’anciens torts envers cette sublime renommée.

La ville du Catholicisme, le berceau de la propagation de la foi, Lyon ne pouvait être indifférente pour le premier missionnaire dans le Nouveau-Monde. S. Ém. le Cardinal archevêque primat des Gaules, Mgr de Bonald l’a prouvé. Le Héros des mers avait des droits tout naturels

au souvenir de S.Em. le Cardinal Mathieu, archevêque de Besançon. Cette docte cité comprend la science et la gloire. Une autre ville voisine de l’Espagne et de l’Océan, Bordeaux, grâce à son premier Pasteur, aimera aussi le Révélateur du Globe. Son Archevêque, l’éminentissime Cardinal Donnet, a daigné nous exprimer de chaleureuses sympathies. L’intérêt sincère que S. Ém. n’a cessé de porter à la Couronne et aux peuples d’Espagne, son délicat sentiment des obligations de la pourpre romaine, sa déférence à l’invitation de l'auguste exemple du Souverain Pontife, son adhésion instinctive aux choses utiles à 1 bis-

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