‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 95 sur 444 · CONSTANCE DE COLOMB · texte numérisé non relu

CONSTANCE DE COLOMB

Pas un mot nelui échappe qui fasse allusion à la Reine. On dirait qu’il sait comment on l’a induite en erreur. Il s’excuse même de rappeler une ancienne calomnie de ses ennemis. i

Quel chrétien!

On l’a destitué, outragé, chargé de fers-, il les porte en ce moment -, sa chair en est meurtrie ; et pourtant ce violent renversement de fortune, l’audacieuse spoliation dont il est victime, la secrète inimitié du Roi, l’involontaire complicité de la Reine , le triomphe de ses persécuteurs, n’ont point ébranlé sa constance. L’excès de cet abaissement ne peut faire courber son front, humilier sa plume ; il dit fièrement en terminant sa lettre : « Dieu, Notre <c Seigneur, reste avec sa puissance et sa science comme (( auparavant, et il châtie surtout l’ingratitude ‘. »

1 « Dios Nuestro Senor esta con sus fuerzas y saber, como solia y castiga en toclo cabo, en espccial la ingratitud de injurias. » — Car ta ciel Almirante al Alma del principe D. Juan .

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