LA POPULATION ACCOURT AU REVANT RE COLOMB
§ iri.
Cependant, avec la rapidité d’une communication électrique, la renommée avait déjà semé jusqu’aux frontières de l’Espape l’annonce de l’événement prodigieux qu’on célébrait à Palos, à Séville et à Itarcclone. Le bruit de la Decouverte allait grandissant d’beure en beure. Et comme 1 itinéraire de Colomb l’amenait à la cour en traversant les provinces les plus ilorissantes et les plus populeuses, un immense concours se formait à son approcbe; les peuples de Murcie, de Valence, d’Aragon et de Camille accouraient le long de son passage. Des villages reculés on se portait en masse à sa rencontre. « Tout son voyao-e fut pour lui un continuel triompbe. Les grands cbemins et les campagnes retentissaient des' acclamations des peuples qui quittaient tout pour le voir. On sortait au devant de lui de toutes les villes par où il devait passer '. » L’encombrement qu occasionnait son arrivée retardait forcé-
ment sa marche. Il était contraint de s’arrêter dans les bourgs et les cités situés sur le parcours de sa route.
Ce cortège, moins pompeux qu’étrange, s’ouvrait par des marins de la iVfna sous les armes, escortant l’étendard royal de l’expédition, que portait un pilote. Puis venaient des matelots chargés ceux-ci de rames'et d’arbres inconnus, d’énormes calebasses, de roseaux gigantesriues Je fougères «rl.orescenles; cc,.x-l« de colon frul, ,jr î
ment, de cocos, de gingembre; d’autres de couronnes d’or
de bracelets, de ceintures, de masques d’or, de couronnes de plumes, de conques superbes, de lances, d’épées en bois de fer, d’arcs et de flèches sans acier. On portait des
Ciiajlevüix, Uïsloirede Saint-Domin(juc,\i\, p. jp-y