‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 187 sur 316 · COLOMB DÉCRIT LE NOUVEAU MONDE · texte numérisé non relu

COLOMB DÉCRIT LE NOUVEAU MONDE

lants de joie, d’attendrissement et d’admiration, la Reine (c ne s’assit qu’après que sur son ordre, Colomb se fut couvert comme un grand d’Espagne, et se fut assis le premier dans un fauteuil qu’on avait placé exprès devant le trône \ » Quand ils l’eurent obligeamment complimenté, les Rois l’invitèrent à leur faire le récit de sa Découverte.

Inutilement la réception de Colomb à Barcelone a-t-elle été plusieurs fois décrite. Toujours les historiens, négligeant la partie spirituelle et chrétienne de cette solennité, ont presque passé sous silence le discours de Colomb pour cette inauguration du Nouveau Monde, et peut-être ignoré cette première leçon de science comparée qui ait été donnée sur la terre.

Qu’on nous permette donc de réparer cet oubli-, et, puisque le texte même de cette allocution ne nous a point été transmis , de rétablir l’ordre des faits et des données générales dont l’exposition occupa cette séance.

Sur rinvitation qui lui était faite, le Révélateur du Nouveau Monde, portant autour de lui son tranquille regard, comme pour prendre à témoin de ses paroles l’assistance entière, après avoir constaté que le vrai caractère de l’expédition dont il revenait était chrétien avant tout, scientifique et politique secondairement^ déclara que les faveurs qudl plaisait à Dieu d’accorder, par son entreprise, à l’Espagne paraissaient la récompense de la piété et du prosélytisme de ses Rois. Il montra le spacieux Océan jusqu’à ce jour interdit à la curiosité des mortels, désormais ouvert aux flottes de l’Espagne, le glorieux étendard de la Castille porté dans l’hémisphère des Antipodes, des terres sans nombre visitées par la Croix. Il fit ensuite le récit

‘ Le P. Ventura de Raulica, La Femme catholique^ t. lî, p. 323.

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