‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 197 sur 316 · TRACÉ DE LA DÉMARCATION PONTIFICALE · texte numérisé non relu

TRACÉ DE LA DÉMARCATION PONTIFICALE

leurs droits, le Souverain Pontife, avec une liardiesse surhumaine, tire sur la carte encore informe du Globe une ligne qui, partant du pôle boréal, passant à une moyenne de cent lieues à Touest des Açores et des îles du cap Vert, va se continuer à travers rOcéan austral jusipi’au pôle Antarctique^ décrivant ainsi toute la longueur de la Terre, ô merveille! sans rencontrer dans rimmensité de ce trajet, le moindre lieu habitable, d’où put naître une contestation.

La miraculeuse précision de cette ligne avait en outre pour effet d’assurer à l’Espagne, en récompense de son zèle, la possession exclusive du Nouveau Continent dans son entier. Quelques protestants ont remarqué que le Saint-Siège, par cette démarcation, s’exposait à mettre les deux nations rivales, en présence sur le même point, puisque la ligne passait sur des parallèles et des longitudes que nulle nef n’avait sillonnés; et qu’il était présumable que dans un si vaste prolongement la ligne couperait quelque grande terre. Oui, mais, cette ligne a passé miraculeusement dans la seule distance où ne se trouvait point de terre. Là est le prodige!

Remarquez-le :

La démarcation pontificale, part du pôle Arctique, arrive à cette mystérieuse latitude de la ligne sans déclinaison, à la moyenne de cent lieues, tirée entre l’Arcbipel du Cap Vert et le groupe des Açores, francbit le tropique, coupe l’équateur, avoisine le cap Saint-Rocb, sillonne les profondeurs de l’Atlantique, se rapproche de l’île Clerck, passe entre la terre de Sandwich et le groupe des îles Powel, pénètre enfin dans le cercle Antarctique pour s’aller perdre parmi les glaces éternelles du Pôle.

Que l’on prenne la carte moderne la plus perfectionnée, celle du Globe Politique par John Purdy, publiée à l* 2G

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