RAPPORT DE COLOMB SLR L’ÉTAT DE LA COLONIE
renvoyer la flotte dont il ne retint que cinq navires, destines tant au service de la colonie qu’à de nouvelles découvertes. Il plaça la flotte sous le coinniaiidement d’Antonio de Torres qui monta la Gracieuse-Marie . Melclior Maldonado, Juan Aguado et Gines de Gorvalan retournèrent ^n Espagne. L Amiral prit le soin de les recommander à a bonté des Rois, en leur adressant un rapport sur l’état le la colonie. Il remit à Antonio de Torres un mémoire lue celui-ci devait présenter personnellement aux Rois de •a part, avec des morceaux d’or natif.
Ce document précieux que nous possédons, avec l’anlotation marginale des souverains, est le meilleur témoi- :nage de la haute supériorité de Colomb en matière de
ouvernement et d’administration publique. On y sent ercer, a travers la prudence humaine, cette foi dans la lovidence qui était le fond même du caiactère de Co- )mb; le secret de sa sublimité. Aussi l’acquiescement îja ''int-il, à chaque paragraphe, conlirmer la justesse . a précision du chef de la colonie naissante. On voit je des plus minutieux détails financiers, aux plus grands rets sociaux, rien ne lui échappe. Point d’esprit plus
)sitif plus exactement pratique, malgré la poétique granîur de ses vues.
La flotte, mit à la voile le 2 février 1494-. Par ordre de fmiral elle emportait en Espagne les Indiens, hommes, mmes et enfants qu’il avait pris aux îles des Caraïbes' n qu une fois chrétiens ils pussent revenir et servir ntei prêtes. Les Caraïbes lui paraissaient pouvoir être me très-grande utilité sous ce rapport, attendu que, iirant par toutes les îles de l’Archipel, ils étaient famirises avec les divers idiomes.
Dès que la flotte eut quitté l’Espagnole, un grand dégagement s empara de ces hommes de plaisir, de ces