COLOMB DÉJOUE LE PLAN DE CAONABO
por un sti cittigomo, S6 plciignit 8. 1 ArnirBl do cg (Jug, pGn— dant sa détGntion, Igs CaciquGs voisins dG sgs États maltraitaiGnt sgs sujGts; Gt 1g pria dG vouloir bion Igs défGndrG en Gnvoyant quGlquGS soldats sur divers points de son territoire. Il espérait que son frère Manicatex les surprendrait, les ferait prisonniers pour obtenir un échange et le délivrer, et qu’au moins il les massacrerait, ce qui rendrait plus facile l’extermination du reste des étrangers. Mais Colomb eut le soin d’envoyer, au lieu d’hommes isolés, un fort détachement sous les ordres d’Ojéda; ce qui déjoua le plan du Caraïbe.
L’Amiral savait qu’à l’exception de Guacanagari l’île entière allait se lever en armes ; il résolut de ne pas rester plus longtemps immobile.
Le 24 mars, bien qu’encore souffrant, il se mit en campagne avec un effectif de deux cents fantassins et de vingt chevaux, suivis de quelques chiens corses. L’inoffensif Guacanagari, à la tête de ses guerriers, l’accompagnait aussi suivant sa promesse. L’Amiral forma en deux corps ce petit nombre de gens, afin de diviser la multitude d’ennemis qu’il aperçut en entrant dans la Véga-Réal et qui s’élevait, dit-on, à plus de cent mille hommes. Manicatex, de son côté, avait habilement séparé ses troupes en cinq corps d’armée, qui devaient occuper les cinq issues de la plaine, s’appuyer et se réunir quand le petit nombre d’Espagnols, marchant contre eux, serait entré dans l’espace laissé libre. Alors se développant, ils auraient cerné et étouffé sous leur multitude cette poignée d’hommes, que les éclaireurs avaient dédaigneusement représentée dans leur rapport par une poignée de grains de mais.
La manœuvre de l’Amiral dérouta l’habile tactique du guerrier Manicatex. Don Barthélemy Colomb les aborda résolument avec cent hommes, tandis que l’autre partie