MONASTÈRE DE LA RABIDA
continue d elever son tronc solitaire, unique et demie témoin de la vigoureuse végétation qu’entretenait autre lois, sur ce rocher, le travail aidé de la patience des bon religieux.
Tandis que dans un profond sentiment de tristesse nou écrivions ces lignes, déjà, par bonheur, une pensée tuté laire s’était arrêtée sur les ruines de la Rabida.
Naturellement sympathique à toutes les gloires, désireux d’accroître celle de l’Espagne, instinctivement port» vers un héros qu’il est si bien fait pour comprendre S. A. R. le duc de'Montpensier avait résolu de conserve:
à la postérité l’humble monastère où fut d’abord accueillii ridée qui a doublé le monde.
Le H mars 1854, l’illustre Prince entreprit, avec l’Infante sa digne compagne, un voyage à la Rabida. Sur-
montant les fatigues de la route, la Reine Marie-Amélie, cette mère d’ineffables douleurs, compatie et vénérée de l’Europe entière, voulut aussi visiter ces lieux chers à toute âme élevée.
A l’aspect des ruines menacées d’une destruction imminente, les augustes voyageurs formèrent aussitôt un fonds qui devait suffire aux réparations d’urgence, et donnèrent l’exemple d’une souscription à laquelle l’Andalousie s’empressa de s’associer. Les travaux commencèrent immédiatement. Autant que possible, la cellule du père gardien Juan Ferez de Marchena fut rétablie dans son ancien état.
le duc de Montpensier y fit placer le portrait de Christophe Colomb et commanda quatre tableaux retraçant les scènes principales de sa vie. Pendant ce temps, la restauration de l’église avançait. Un maître-autel fut