COLOMB APPELÉ A LA COUR
sorier royal François Gonzalez de Séville. On y lit, à la date du 5 mai 1487: « payé tà Christophe Colomb, ,
trois mille maravédis pour choses accomplies au service de ' Leurs Altesses C p Le 3 juillet suivant, pareille somme lui fut comptée par le même trésorier, l^es travaux militaires qui détournaient l’attention des Souverains firent ajourner, mais non repousser la proposition de Colomb^ certaines dates en font foi. La reddition de Malaga eût lieu le 18 du mois d’août 1 487 ^ et neuf jours étaient à peine écoulés que déjà Colomb touchait au trésor royal un mandat de (( quatre mille maravédis, pour se rendre à la cour, par ordre de Leurs Altesses ^ )> Les conférences sur l’expédition dans l’Océan, par l’ouest, étaient reprises avec lui. Mais des événements de guerre, l’urgence immédiate faisaient toujours surseoir à une prochaine exécution. Ainsi cette année-là, Cordoue fut envahie par la peste. La cour se rendit de bonne heure en Aragon, a Saragosse pour ^ passer l’hiver. Là encore on s’occupa de Colomb un instant , et il y fut mandé *, car un émargement, du 15 octobre 1487, montre qu’il y toucha une autre indemnité de quatre mille maravédis.
Des sollicitations inutiles et une attente toujours déçue occupèrent presque tous les jours de Colomb, durant l’année suivante.
Pourtant il ne dépendait que de lui d’exécuter enfin son plan, et d’obtenir le prix qu’il s’adjugeait pour sa découverte. Le roi Joam II, le seul Portugais qui eût su deviner
1 « En dicho dia (6 de mayo 1487) di a Cristobal Colomo, extrangero, très mil maravédis que esta faeiendo algimas cosas complideras al servicio de sus Altezas. » — Dociwi. diploin., n^^ 11. Simancas.
® « ni â Cristobal Colomo cuatro mil maravédis para ir al Real. » Ibidem,