‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 62 sur 316 · LE SIÈGE DE DAZA · texte numérisé non relu

LE SIÈGE DE DAZA

Cependant un einpèclieincnl survint encore.

On avait résolu le siège de llaza. 11 fallait, sans perdre un jour de la bonne saison, enlever cette place, l’une des plus fortes que tinssent les Maures. De nouveau le pi-ojet de Colomb fut laissé en suspens. Incessamment retrempée dans la foi, la résignation de ce vaillant chrétien s’égalait à la persistance presque fatale des causes qui reculaient sans fin son entreprise. On ne voit pas qu’en cette désespérante situation il ait exprimé une plainte , trahi la moindre impatience.

§ ni.

Le siège de Baza n était pas une simple comoinaison stratégique ; il contenait l’avant-dernier mot de la Croisade. De son succès allait dépendre le sort des Maures en Espagne. Colomb prit son épée et se rendit au camp.

Là, dans les rangs subalternes, il se dévoua en silence, ît servit avec autant de bravoure ‘ que d’humilité la cause le la Croix. Il paraît même avoir donné d’excellents avis iur les opérations du siège. Mais son manque de fortune, ia qualité d étranger et de marin empêchèrent le Conseil lu Roi de les mettre à profit. Divers échecs essuyés au nmmencement de la campagne, et des pluies torrentielles ointes aux maladies que multipliait la pénurie des vivres légoùtèrent les principaux guerriers. Le Roi était sollicité le lever le siège, de peur d’un désastre. Avant de s’y déider, il consulta la Reine, alors établie à Jaën. Isabelle en empêcha, promettant de fournir les hommes, l’argent, 3S vivres, les munitions. Elle engagea aussitôt aux villes e Barcelone et de Valence ses joyaux, sa vaisselle d’or et

Diego Ortiz de Zuniga, Annales ecclesiasticos y seculares de Sellla, lib. XII, p. 404.

Page 1