L* ARCHEVÊQUE ET LES JESUITES
« a dit lui-même que s'il nous donnait des cures, ce « serait pour nous et pour lui des liens embarrassants : « il faudrait, en nous rappelant, penser à remplir ces « places; au lieu que, ne tenant à rien, il puisse au « premier moment favorable, nous réunir tous, comme « d*un coup de sifQet, auprès de sa personne, pour « former de nouveau les établissements que nous avons « perdus ^ »
Il n'en faut pas moins convenir que la passion, sinon la peur, faisait voir des Jésuites un peu partout, et qu'on désignait volontiers sous ce nom tout prêtre inconnu, tout religieux étranger.
L'ancien évêque de Glandèves , M. de Tressemanes, « pour qui l'archevêque de Paris témoigne une estime toute particulière^», appelle-t-il des Lazaristes à présider une grande mission, tant à Arnouville, où il réside , qu'aux paroisses environnantes? Ces Lazaristes-là ne peuvent être que des Jésuites « qui ne s'avouent pas eux-mêmes pour tels ^ ». S'agit-il de donner un successeur au P. de la Valette dans le généralat des Pères de l'Oratoire? L'archevêque ne jette les yeux sur le Maglorien Saint-Simon que pour « ménager un asile aux Jésuites et les faire glisser insensiblement dans cette congrégation, à la placé des sujets qu'une pareille élection n'eût pas manqué, tôt ou tard, d'en faire sortir* ». Jésuite aussi , sans doute, cet évêque de Tréguier qui ,
^ ^^ouvelles ecclésiastiques ôq 1772, p. 12.
* Gaspard Bruaet de Tressemanes ayant donné sa démission en 1771, Tarchevôque de Paris Tappela auprès de sa personne pour remplir certaines fonctions épiscopales, en remplacement de Hachette des Portes, son successeur à Glandèves.
* Nouvelles ecclésiastiques de 1772, p. 52.
* Ibid., 1773, p. 99.