‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 177 sur 348 · CONCLUSION DE LA LETTRE · texte numérisé non relu

CONCLUSION DE LA LETTRE

« Ce sont làj très saint Père, quelques-unes des raisons qui nous déterminent , moi et tout le clergé de ce / royaume, à ne jamais perrnettreja j)ublication d'un tel ♦ bref, et à déclarer sur cela à Votre Sainteté, comme je le fais par la présente lettre, que telles sont nos dispositions et celles de tout le clergé, qui d'ailleurs ne cessera jamais de prier avec moi le Seigneur pour la sacrée personne de Votre Béatitude, adressant nos très humbles supplications au divin Père des lumières, afin qu'il daigne les répandre abondamment sur Votre Sainteté et qu'elles lui découvrent la vérité dont on a obscurci l'éclat*.»

Nous n'avons pas voulu , dans la vie même de l'archevêque de Paris, dissimuler un document qu'on trouve relaté, en tout ou en partie, dans un certain nombre de publications récentes. Nous persistons, toutefois, à douter de la parfaite authenticité de cette lettre, sinon quant au fond, du moins quant à la forme.

Theiner, on s'en souvient , l'a combattue avec une extrême vivacité. Il s'enferre, à vrai dire, dans la ridicule légende du faux jésuite la Vrillière, une des plus cruelles mystifications dont puisse avoir à souffrir un archiviste trop confiant; mais enfin, légende à part, Theiner met en avant plus d'une raison de convenance qui ne sont pas toutes à dédaigner. Crétineau- Joly, dans ses lettres vengeresses, est réduit ici à plaider les preuves morales, car les pièces matérielles lui font défaut. L'original de la lettre de Beaumont n'existe plus, s'il a jamais existé. Clément XIV Fa-t-il détruit ? L'a-t-on

1 Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus, par Crélineau-Joly, l. V, p. 376.

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