‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 178 sur 348 · DEFI PORTÉ A BEAUMONT · texte numérisé non relu

DEFI PORTÉ A BEAUMONT

soustrait, après sa mort, avec maint autre document de valeur ? Autant de petits mystères historiques qui ne seront probablement jamais éclaircis.

Il est toutefois un argument qui a bien son poids dans la balance. C'est le défi publiquement porté , en 1776, à Christophe de Beau mont, de nier l'œuvre qui lui était attribuée. Nous devons le rappeler à nos lecteurs. Voici donc ce qu'écrivait le gazetier janséniste à la date du 6 août :

On débite depuis quelques mois en Hollande deux lettres : la première de M, Christophe de Beaumont du Repaire, archevêque de Paris, en réponse au bref particulier adressé à lui par S. S. Clément XIV ; la seconde, de M, Jean-Joseph de Saint-Jean de Jutnilhac, archevêque d'Arles, à ses évêques suffragants, sur le bref de S. S. Clément XIV... A Amsterdam, chez Ferdinand S undorff, libraire sur le Rokkin, 1775... Le nom du libraire qu'on voit au frontispice de cette brochure n'est point chimérique, comme on pourrait se l'imaginer. L'exemplaire que nous avons sous les yeux a été acheté chez Ferdinand Sundorff^ à Amsterdam ; et , en son absence, sa femme a protesté que ces lettres étaient très véritables , que M. l'archevêque d'Arles étant mort, on ne pouvait invoquer son témoignage, mais que l'archevêque de Paris ne refuserait pas de certifier l'authenticité de la sienne. Ce doit être sur la parole de celui qui avait fourni le manuscrit que le libraire donne de telles assurances; mais elles auraient besoin d'une meilleure garantie*.

Après avoir analysé et critiqué successivement les deux lettres épiscopales, le gazetier termine son numéro du jour par cette déclaration qui ressemble fort à une mise en demeure :

Nous désirerions beaucoup de pouvoir nier absolument l'authenticité de cette lettre, et si nous apprenons que M. l'archevêque de

1 Nouvelles ecclésiastiques de 1776, p. 1254

Page 1