VISITE DES CURÉS DE PARIS
de Gergy, dont la famille avait toujours professé un véritable culte pour les vertus du grand archevêque.
Mais, des divers, témoignages de respectueuse sympathie que Beaumont recueillit en cette circonstance, aucun ne lui fut sensible comme la démarche spontanée des curés de Paris. Le 21 juillet, tous, ayant à leur tête le doyen d'âge, se rendirent en corps à Tarchevêché, pour complimenter leur premier pasteur sur l'heureux rétablissement de sa santé. C'est au nom de ses confrères réunis que Laugier de Beaurecueil, curé de Sainte-Marguerite depuis 1743, prononça le discours suivant qui n*a que le défaut de sentir un peu l'emphase :
« Monseigneur, les maux cruels dont Votre Grandeur ressentait de fréquentes atteintes depuis plusieurs années nous causaient les plus vives alarmes ; elles étaient à leur comble , il y a peu de jours ; le principe n'en existe plus, et Votre Grandeur est rendue à nos vœux. Puisse cette faveur du ciel être aussi durable qu'elle est précieuse pour nous ! Nous osons vous supplier, Monseigneur, de vous défier d'un courage et d'un zète que les forces du corps ne seconderaient pas. Votre repos sera un des plus pressants motifs de notre vigilance et de notre activité.
« Vingt-huit ans d'un gouvernement plein de force et de douceur, soutenu par l'éclat des plus éminentes vertus, ont donné à votre diocèse la perfection dont il est susceptible et dont il ne saurait déchoir sous vos yeux. Désormais, assis au gouvernail entre la gloire et la paix, il ne sera plus entre vos mains que pour leur servir d'appui.
« Jouissez, Monseigneur, pendant une longue suite d'années, du fruit de vos travaux. Nos vœux sont ceux