PROCÉDÉS D*INQUISITION
rément inséré dans le Martyrologe^ romain. Tout ceci ne fait pas de bien à Yinf.., * »
« Brûler n'est pas répondre ! » . s'était contenté de répéter l'archevêque. Mais s'il échappait en personne à l'humeur rancunière des cours de justice, on ne manqua point de se rejeter sur les défenseurs de la même cause, ecclésiastiques ou laïques, soupçonnés de receler ou de répandre quelques exemplaires du mandement. Les visites de la police se multiplièrent un peu partout, dans les séminaires et les couvents, chez les curés de la ville et leurs confrères de la banlieue. Menaces, emprisonnements, violations de domicile, recherches odieuses et plus qu'indiscrètes jusque dans les asiles de filles, interrogatoires que se virent forcées de subir des religieuses qui tenaient aux familles les plus distinguées du royaume, comme mesdames de Brancas, de Lamoignon, de Blancmesnil, de Vauban, etc.. tout fut mis en œuvre pour couper court à la distribution que redoutaient les tyrans en simarre. Ils n'avaient pu fermer la bouche à Beaumont , ils voulaient étouffer l'écho de sa parole.
Les informations les plus rigoureuses sont alors décrétées contre les distributeurs étales vendeurs, et des vexations intolérables vont fatiguer les amis des Jésuites jusqu'au fond des provinces. C'est ainsi, pour ne citer qu'un exemple, qu'on prétendit rattacher à des intrigues nouées par des partisans de ces religieux le grave conflit soulevé à l'occasion de l'arrivée du duc de Fitz- James *, frère de l'évêque de Soissons, que les capitouls
1 Lettre de Voltaire à Damilaville, 30 janvier 1764.
' Par une regrettable distraction, M. Charles Nisard, dans les excellentes notes dont il enrichit la correspondance de Caylus, fait de ce duc de Fitz- James«un archevêque de Toulouse » (t. I, p. 419). Le frère de Tévêque de