UNE FONDATION A SAINT-VICTOR
gratitude, fondé dans leur église un office soleiniel que le roi fixa au jour anniversaire de sa naissance, Tarchevèque de Paris s'offrit à célébrer, le 15 février 1765, la première messe qu'on y chanta pour la conservation des jours du roi et de la famille royale ^
Hélas ! l'année qui venait de s'ouvrir devait, pour cette famille auguste, s'achever dans les larmes et le deuil. La mort du dauphin, que suivront de si près la mort de la dauphine et celle de la reine , va livrer de nouveau Louis XV aux mains de ceux qui ne savent que trop comment tromper ses ennuis. Peut-être auraitil échappé à ces hommes, si sa famille lui eût offert un refuge dans sa vieillesse. Mais ce fut la punition des écarts de ce prince, de ne trouver autour de lui personne, à la fin de sa vie, « pour l'empêcher de tomber de plus en plus profondément dans l'abîme de la corruption-».
Il nous faut dire la part que prit Beaumont à des épreuves dont toutes les âmes chrétiennes ne pouvaient manquer de ressentir le contre-coup.
1 Cf. Journal historique de mars 17G5, p. 2;)8. — Douze jours auparavant, le 3 février, Beaumont s'était rendu à l'église des Carmes, pqjiF y bénir la nouvelle chapelle de la Sainte- Vierge, dont la décoration avait été ordonnée •par testament de Tabbé Clievré, maître en la Chambre des comptes de Paris. — Le 5 mai, il bénira solennellement à Notre-Dame une des quatre cloches vulgairement appelées les QuatreCoins. La duchesse de Chevreuse, femme du gouverneur,, était marraine; le parrain était le prévôt des marchands. L'archevêque traita tout le Corps de Ville à dîner.
* Le fUs de Louis XV, par M. Emmanuel de Broglie, p. 338.