‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 90 sur 348 · L ARBITRAGE DE L ASSEMBLEE · texte numérisé non relu

L ARBITRAGE DE L ASSEMBLEE

générale du clergé. On dut renoncer à cet espoir devant la déclaration suivante qui fut faite, au cours de la séance du l"' juillet 1766, par les commissaires de la juridiction : « Nous étions sur le point de vous faire part de nos recherches et de notre travail, lorsque des raisons supérieures les ont interrompues. Les mêmes raisons nous arrêtent aujourd'hui ^ »

Ce que la commission laissait entendre à demi-mot, chacun le pressentait depuis quelques jours : il y avait eu intervention de la part de Versailles, et c'est encore pour l'amour de la paix qu'on demandait aux intéressés d'assoupir le litige.

Il ne fallut plus compter que sur le temps pour l'extinction de ces querelles, mais on verra un jour Montazet se lasser enfin d'être ainsi divisé d'opinion avec ses collègues de Tépiscopat. C'est à la disgrâce des Parlements, en 1771, que le résultat sera dû. Perdant alors son dernier appui, Montazet n'hésitera plus à faire les démarches nécessaires pour se rapprocher de notre prélat, dans le diocèse duquel il possédait, depuis 1764, l'abbaye des chanoines réguliers de Saint- Victor.

Je rappelle volontiers ce souvenir historique, parce qu'il me fournit l'occasion de témoigner que si le. rapprochement n'eut pas lieu quelques années plus tôt, la faute n'en est point à Beaumont. Lorsque Louis XV, en effet, nomma l'archevêque de Lyon à Saint- Victor, il accorda pour seize ans aux religieux, sur les revenus de l'abbaye, une pension de dix mille livres qui devait être affectée à l'augmentation du bâtiment de leur bibliothèque publique. Les chanoines ayant alors, par

1 Procès-verbal j p. 932.

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