‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 98 sur 348 · LE CULTE DU SACRÉ-CŒUR · texte numérisé non relu

LE CULTE DU SACRÉ-CŒUR

C'est ainsi que le vide allait se creusant de jour en jour au foyer du voluptueux Louis XV, dont les débordements ne subirent, même alors, qu'un misérable temps d'arrêt. Ne semble-t-il pas que les âmes les plus chastes avaient hâte de fuir, l'une après l'autre, l'atmosphère empestée au milieu de laquelle elles avaient cherché à entretenir jusque-là comme un continuel courant d'air pur?

Nous verrons bientôt Christophe de Beau mont aider la vénérable Madame Louise à se soustraire, elle aussi, aux influences d'une cour « où les lis sont étouffés sous les tubéreuses », et où l'héritier de saint Louis, qui paraissait pourtant avoir touché aux extrêmes limites du scandale, se prépare à descendre jusqu'à la fille d'Anne Bécu K

Une des consolations de Marie Leckzinska, trois ans avant sa mort, avait été de voir le saint pape Clément Xni se rendre aux instances des évêques de Pologne, et permettre à la piété chrétienne d'honorer d'un culte public le Cœur adorable de Jésus ^. Christophe de Beaumont, l'un des principaux confidents de son zèle, lui ayant conseillé d'intéresser à cette dévotion l'Assemblée générale du clergé de France, la reine en avait écrit au président la Roche- Aymon, pour le presser dé la faire adopter par toutes les églises du royaume.

Un ancien recteur de l'Université, professeur émérita de rhétorique, prononça réloge latin dans lequel on remarque un portrait flatteur de Christophe de Beaumont (Cf. Année littéraire de 1769, t. VI, p. 271).

1 C'est sur la foi d'un acte entaché de faux qu'on a longtemps appelé, Jeanne de Vaubernier^ la fille trop célèbre qui devint un jour comtesse du Barry, Elle n'a jamais légalement porté , avant son mariage, que le nom de Jeanne Bécu.

' « Instantibus plerisque Reverendissimis Episcopis regni Polonise. » Décret du 6 février 1765 {Bull. Rom. cont.^ t. III, p. 933.)

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