‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 103 sur 401 · ACCEPTATION DEFINITIVE · texte numérisé non relu

ACCEPTATION DEFINITIVE

Nazianze, que du jour même de son élévation allait s'engager pour lui toute une vie de traverses et d'épreuves ^

Quant aux jansénistes, ils ne virent dans cette aflfaire que la tactique à outrance de Boyer, toujours fidèle au fameux plan de destruction, et jaloux d'être en réalité archevêque de Paris sous le nom d'un prélat qui se laisserait docilement conduire. Aussi ne pouvaient-ils savoir gré à Beaumont d'un refus persévérant, qui, selon eux, lui aurait fait beaucoup plus d'honneur s'il y avait persisté ^.

Le samedi 27, le duc de Luynes notait dans son journal : « La nouvelle d'aujourd'hui est l'acceptation de M. l'archevêque de Paris. La lettre du Roi a produit plus d'effet que toutes les représentations antérieures : cela est juste ; cependant plusieurs de ses amis croyaient qu'elle ne le déterminerait pas. M. l'archevêque n'a point fait réponse à la lettre du Roi ; il a cru lui donner une plus grande marque de respect, en répondant seulement à M. de Mirepoix. Il a déclaré qu'il ne viendrait point ici qu'il n'eût ses bulles. On a envoyé un courrier

{in laudem Basilii magnU lix).

* Nouvelles ecdmasliques de 1748, p. 109. — Si l'on veut savoir à quels raisonnemenls étranges peut être conduit l'esprit sectaire, il faut lire ces quelques lignes d'un pamphlet célèbre du temps : « Ainsi M. de Beaumont a cliangé trois fois d'évêché dans l'espace de quatre ans; dix mois et treize jours. Voilà ce qu'on appelle s'entendre et faire son chemin en habile homme; mais une petite réflexion, qui est à la vérité assez inutile dans le temps où nous sommes, mais que je ne puis omettre puisqu'elle me vient dans l'esprit : M. de Beaumont était dans son propre évèché par Tordre de Dieu ou contre l'ordre de Dieu. S'il y était par l'ordre de Dieu, a-t-il pu le quitter sans désobéir à Dieu ? S'il y était contre l'ordre de Dieu, n'était-il point des règles de le quitter simplement et de n'en point prendre un autre ?» {Le Vrai Recueil des Sarcelles, t. II, p. 47; — pamphlet anonyme du janséniste Nicolas Jouin.)

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