‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 109 sur 401 · SYMPATHIES ACQUISES · texte numérisé non relu

SYMPATHIES ACQUISES

gnàn, évêque du Puy, avait été désigné pour prononcer l'oraison funèbre ; Beaumont s'était réservé de payer lui-même sa dette à la mémoire d'une bienfaitrice insigne, en chantant la messe des morts et en présidant les dernières absoutes.

Durant ce long service, commencé à midi et qui dura plus de trois heures, on admira beaucoup l'attitude grave et la piété sympathique du nouveau métropolitain. Au sortir de Notre-Dame, c'était à qui manifesterait le plus haut son jugement sur cette physionomie noble , intéressante, pleine de douceur et de fermeté, de simplicité et de grandeur ; sur cette aisance et cette dignité dans les cérémonies de l'Église, ce recueillement et cet air pénétré dans la célébration des saints mystères. On dira bien autre chose , quand les petites gens , à leur tour , pourront constater de près l'affabilité et la politesse affectueuse de son commerce ^

Les hommes du jansénisme , qui déjà s'appliquaient à épier ses démarches, étaient forcés d'en convenir. « Le menu peuple de Paris , surtout celui qui demeure aux environs de l'archevêché, et qui le voit passer souvent , l'élève beaucoup et nous assure que nous avons un grand et digne prélat ^. » On peut en croire sur parole un écrivain impudemment hostile , qui trouve encore ici moyen d'injurier Beaumont, en pervertissant ce texte de l'Écriture : « Les blessures que fait celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait ^. »

1 Cf. Lellre à un ami de province (loc. cit.). * Le vrai Recueil des Sarcellex, t. II, p. 65. ^Prœ)., XXVII, fi.

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