‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 132 sur 401 · CRITIQUE DES MANDEMENTS · texte numérisé non relu

CRITIQUE DES MANDEMENTS

comme consiant, écrit le pamphlétaire, mais comme probable y et par conséquent sûr dans la pratique, parce que je connais plusieurs personnes graves qui sont de cet avis ^ »

Il faut s'attendre à tout de la part de gens décidés à ne rien respecter, quand viennent en cause les écrits ou les actions de notre archevêque. Il n'est pas un seul de ses mandements qu'ils ne passent au crible. J'omets à dessein telle plaisanterie de mauvais goût qui l'accuse, entre autres méfaits, de s'intituler archevêque de Paris « par la miséricorde divine et la grâce du Saint-Siège, » quand il l'est uniquement par la permission ou la justice de Dieu et par la grâce du théatin Boyer. Mais il est curieux: d'entendre comment ils cherchent à se venger de leur insuccès partiel dans la campagne entreprise contre le P. Pichon.

Au début du carême de 1748, Beaumont rappelait avec douleur à sa famille diocésaine que, malgré le soin qu'il avait eu, l'année précédente , d'adoucir la rigueur de l'abstinence pour en faciliter l'observation, les transgressions n'avaient été ni moins multipliées , ni moins scandaleuses ; et il ajoutait, avec l'accent d'un zèle ému : « Quelle honte pour le siècle où nous vivons ! Entre toutes les lois de l'Église, il en est peu de plus respectables et de moins respectées que celle qui nous ordonne de nous préparer, par des œuvres de mortification ot de pénitence , à célébrer dignement la Pâque des

chrétiens ^. »

Faute de pouvoir s'en prendre ici à la morale du pré-

( ;s«irMltif<«« t. II, p. 87.

« MamUnttmUdu n février 17'i8.

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